{"id":2230,"date":"2009-03-04T16:28:00","date_gmt":"2009-03-04T21:28:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.asc.wdtest.info\/en\/2009\/03\/04\/mot-du-secretaire-general-8\/"},"modified":"2016-03-23T14:03:52","modified_gmt":"2016-03-23T18:03:52","slug":"mot-du-secretaire-general-8","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/anthroposophy.ca\/en\/mot-du-secretaire-general-8\/","title":{"rendered":"Mot du Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral"},"content":{"rendered":"<p>Chers amis,<\/p>\n<p>En janvier, nous avons entam\u00e9 notre rencontre des membres du Conseil avec les responsables de Classe en abordant le th\u00e8me et l\u2019ambiance de l\u2019intervalle. L&#8217;espace entre deux notes de musique, entre les vers d&#8217;un po\u00e8me, entre les courbes d&#8217;une sculpture, ou encore les espaces qui font d&#8217;une \u0153uvre d&#8217;architecture un lieu humain \u2013 c&#8217;est l\u00e0 o\u00f9 la vie et l&#8217;art naissent, o\u00f9 la substance terrestre se retient pour qu&#8217;une substance spirituelle puisse entrer. Et l&#8217;espace n&#8217;est jamais seulement de l&#8217;espace, mais toujours simultan\u00e9ment du temps qui se retient ou bien de l&#8217;espace en voie de devenir mouvement. Comme porteur de ces qualit\u00e9s d&#8217;espace-temps, l&#8217;intervalle permet la naissance d&#8217;une r\u00e9elle vie entre deux \u00eatres humains.<\/p>\n<p>Au cours de notre rencontre, la r\u00e9alit\u00e9 de l&#8217;intervalle est devenue non seulement le contenu mais aussi l\u2019activit\u00e9 : \u00e9couter entre les paroles de notre interlocuteur; accorder \u00e0 l&#8217;autre de l&#8217;espace pour parler; int\u00e9grer des espaces dans notre propre discours. En faisant notre retour sur la fin de semaine, nous nous sommes interrog\u00e9s certes sur le contenu mais aussi sur comment nous avions r\u00e9ussi ou \u00e9chou\u00e9 dans notre effort pour cr\u00e9er les espaces n\u00e9cessaires \u00e0 une v\u00e9ritable conversation.<\/p>\n<p>La peur supprime les intervalles. Elle r\u00e9tr\u00e9cit l&#8217;espace et d\u00e9molit le temps. Sous le coup de la peur les paroles se soudent ensemble; nous sommes ainsi priv\u00e9s des intervalles n\u00e9cessaires pour pouvoir faire les bons choix \u00e0 partir de notre \u00eatre intime et nous devenons insensibles \u00e0 ceux qui sont touch\u00e9s par nos choix. La peur provoque la panique \u2013 notre volont\u00e9 est ainsi acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e ou bien son \u00e9lan est g\u00ean\u00e9. La peur ne laisse aucune place \u00e0 une \u00ab volont\u00e9 illumin\u00e9e par la conscience \u00bb (une interpr\u00e9tation possible du dernier vers de la m\u00e9ditation de la Pierre de Fondation).<\/p>\n<p>Lorsque, au mois de novembre dernier, les Secr\u00e9taires g\u00e9n\u00e9raux se sont r\u00e9unis au Goetheanum, une ferme intention de surmonter la peur vivait sous la surface de toutes nos conversations \u2013 surmonter la peur en p\u00e9n\u00e9trant le plus loin possible dans les probl\u00e8mes auxquels notre Soci\u00e9t\u00e9 (et en effet le monde entier) fait face. Ici encore, les intervalles se sont fait sentir. Quand nous nous sommes pench\u00e9s, par exemple, sur les t\u00e2ches premi\u00e8res de la Soci\u00e9t\u00e9 anthroposophique : le d\u00e9voilement d&#8217;une christologie pour l&#8217;humanit\u00e9 \u00e0 partir d&#8217;une compr\u00e9hension du Christ \u00e9th\u00e9rique; l&#8217;importance de la connaissance du karma et de la r\u00e9incarnation pour l&#8217;individu et pour l&#8217;humanit\u00e9; la rencontre avec \u00ab l&#8217;\u00eatre de l&#8217;Anthroposophie \u00bb \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur de la Soci\u00e9t\u00e9; une v\u00e9ritable p\u00e9n\u00e9tration dans l&#8217;\u00e9cole de Micha\u00ebl et dans le culte suprasensible \u2013 je n&#8217;ai pas pu m&#8217;emp\u00eacher de penser que Rudolf Steiner avait laiss\u00e9 cach\u00e9 \u00ab entre les lignes \u00bb quelque chose concernant la t\u00e2che de la Soci\u00e9t\u00e9, quelque chose qu&#8217;il incombe \u00e0 nous d\u00e9couvrir par notre travail ensemble.<\/p>\n<p>Durant les quelques jours pr\u00e9c\u00e9dant la fin de semaine avec les responsables de Classe, je me suis rendu dans la r\u00e9gion de l\u2019Estrie au Qu\u00e9bec. Et suivant la rencontre en question, je suis all\u00e9 \u00e0 Kingston, et de l\u00e0 \u00e0 Toronto pour participer \u00e0 un atelier sur Parzival anim\u00e9e par Regine Kurek et ses coll\u00e8gues de \u00ab Arscura \u00bb (initiative de formation en art th\u00e9rapie qu&#8217;elle a fond\u00e9e il y a bien des ann\u00e9es). Les conversations qui sont n\u00e9es pendant ces s\u00e9jours ont port\u00e9 sur toute une gamme de questions, allant de la recherche de nouvelles et v\u00e9ritables formes pour le travail de la Soci\u00e9t\u00e9 (en Estrie) \u00e0 l&#8217;effort pour nous comprendre en tant qu&#8217;\u00eatres humains \u00e0 notre \u00e9poque (\u00e0 Kingston). Ceux d&#8217;entre nous qui nous sommes r\u00e9unis pour p\u00e9n\u00e9trer dans le r\u00e9cit de Parzival avons cherch\u00e9 \u00e0 d\u00e9couvrir en ce r\u00e9cit un chemin pour l&#8217;\u00e9poque de Micha\u00ebl. J\u2019ai pu assister \u00e0 deux belles pr\u00e9sentations inspir\u00e9es par la m\u00e9ditation de la Pierre de Fondation, l&#8217;une a Montr\u00e9al, l&#8217;autre \u00e0 Toronto : \u00e0 Montr\u00e9al, par un groupe de membres et amis sous la direction de H\u00e9l\u00e8ne Besnard; et \u00e0 la Toronto Waldorf School par la troupe \u00ab Northern Star Eurythmy \u00bb qui pr\u00e9pare une pr\u00e9sentation pour le congr\u00e8s \u00ab Encircling Light \u00bb du mois d&#8217;ao\u00fbt prochain.<\/p>\n<p>Au cours de mes d\u00e9placements, bien des membres et amis m&#8217;ont accueilli dans leurs foyers, dont Colin Rioux-Beaus\u00e9jour et Karen Liedl, Jacques Racine, Fran\u00e7ois Dostie, Paul D\u00e9carie, Diane-Huguette Beaus\u00e9jour, Kris Colwell, Tammy Caldwell, Nancy MacMillan, Willem et Marie-Claire Roset-Joubert, Michel Bourassa, Denis Schneider, et Regine Kurek et Jef Saunders. Tout au long de ces journ\u00e9es, une conscience des intervalles a maintenu nos conversations vivantes.<\/p>\n<p>\u00c0 la mi-f\u00e9vrier je suis all\u00e9 \u00e0 Whitehorse. Il neigeait quand l&#8217;avion a atterri, mais ensuite les nuages ont c\u00e9d\u00e9 la place \u00e0 des journ\u00e9es d&#8217;un ciel bleu \u00e9clatant suivies syst\u00e9matiquement de nuits de 30 degr\u00e9s sous z\u00e9ro. Le premier soir, je me suis retrouv\u00e9 avec Joe Bishop, chansonnier qui habite le Yukon depuis vingt ans, qui a travaill\u00e9 comme \u00ab wilderness guide \u00bb (guide d&#8217;excursions en pleine nature) et qui, avec d&#8217;autres musiciens locaux, s&#8217;ex\u00e9cutera lors de la soir\u00e9e de cl\u00f4ture du congr\u00e8s. Suivant notre souper ensemble, nous nous sommes trouv\u00e9s assis dans la \u00ab Alpine Bakery \u00bb, gr\u00e2ce aux bons soins de Suta Tuzlak. Pendant que Peter, le boulanger, s&#8217;occupait des pr\u00e9paratifs pour sa journ\u00e9e du lendemain, Joe a sorti sa guitare et, pendant une heure de temps, a partag\u00e9 ses chansons avec Peter et moi. Je vous laisse les paroles d&#8217;une de ses chansons en guise de conclusion :<\/p>\n<p>Prenez un livre quelconque<br \/>Ouvrez-le \u00e0 la page dix-sept<br \/>Ne lisez pas ce qui y est imprim\u00e9<br \/>Lisez ce qui se trouve entre\u2026.<\/p>\n<p>Entre les lignes<br \/>Entre les mots<br \/>Tout le monde a une histoire<br \/>Qui ne demande qu&#8217;\u00e0 \u00eatre racont\u00e9e.<\/p>\n<p>Mes meilleures salutations, en cette \u00e9poque o\u00f9 la lumi\u00e8re revient vers nous,<\/p>\n<p>Philip Thatcher<br \/>Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chers amis, En janvier, nous avons entam\u00e9 notre rencontre des membres du Conseil avec les responsables de Classe en abordant le th\u00e8me et l\u2019ambiance de l\u2019intervalle. 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