{"id":15494,"date":"2025-11-30T14:10:36","date_gmt":"2025-11-30T19:10:36","guid":{"rendered":"https:\/\/anthroposophy.ca\/?page_id=15494"},"modified":"2025-11-30T14:15:48","modified_gmt":"2025-11-30T19:15:48","slug":"histoire-de-la-societe-canadienne","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/anthroposophy.ca\/fr\/adherents\/histoire-de-la-societe-canadienne\/","title":{"rendered":"Histoire de la Soci\u00e9t\u00e9 Canadienne"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-page\" data-elementor-id=\"15494\" class=\"elementor elementor-15494 elementor-7620\">\n\t\t\t\t\t\t<section class=\"elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-fb315d1 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default parallax_section_no qode_elementor_container_no\" data-id=\"fb315d1\" data-element_type=\"section\" data-e-type=\"section\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-container elementor-column-gap-default\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-790ccde\" data-id=\"790ccde\" data-element_type=\"column\" data-e-type=\"column\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-widget-wrap elementor-element-populated\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-df9df37 elementor-widget elementor-widget-spacer\" data-id=\"df9df37\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"spacer.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-spacer\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-spacer-inner\"><\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-de29d6d elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"de29d6d\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<p><strong>SOMMAIRE<\/strong><br \/><strong>Histoire de la Soci\u00e9t\u00e9 canadienne.<\/strong><br \/>LA SOCI\u00c9T\u00c9 ANTHROPOSOPHIQUE AU CANADA : 1953 \u00c0 2003. Pr\u00e9par\u00e9e par Alexandra Barbara Gunther, Toronto, janvier 2003<\/p><p><strong>Introduction<\/strong><br \/>Dans le num\u00e9ro d\u2019\u00ab Aurore \u00bb de la Micha\u00e9lie 1994, Bert Chase, qui venait de quitter ses fonctions de pr\u00e9sident du Conseil, revint sur l&rsquo;histoire de la Soci\u00e9t\u00e9. Il d\u00e9crivit un \u00e9v\u00e9nement d\u00e9cisif qui eut lieu en 1975, lors de la 22e ann\u00e9e d\u2019existence de la Soci\u00e9t\u00e9.<br \/>Durant l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale annuelle (L\u2019AGA) de 1975 \u00e0 Toronto, un repr\u00e9sentant de la Colombie-Britannique se pr\u00e9senta \u00e0 l\u2019assembl\u00e9e avec suffisamment de procurations venant de l&rsquo;Ouest pour lui permettre d\u2019exercer le contr\u00f4le sur l\u2019issu des propositions soumises lors de cette rencontre. Bert Chase raconte : \u00abAu lieu d&rsquo;utiliser les procurations pour peser sur les d\u00e9cisions et favoriser l\u2019Ouest du pays en particulier, il ressentit le besoin d&rsquo;agir diff\u00e9remment. Sa d\u00e9cision lui vint de l\u2019intuition suivante : c\u2019est la profonde humanit\u00e9 per\u00e7ue chez l&rsquo;un des membres pr\u00e9sents de l&rsquo;ex\u00e9cutif qui devait pr\u00e9valoir. Cet \u00e9pisode &#8211; \u00e9tant tout sauf anodin -, le conseil opta pour placer le caract\u00e8re sacr\u00e9 de l&rsquo;\u00eatre humain individuel avant toutes questions d\u2019ordre structurel et organisationnel jusqu\u2019alors pr\u00e9dominantes. Ce fut un instant solennel qui ouvrit le c\u0153ur des participants \u00e0 l\u2019importance centrale et sacr\u00e9e de l\u2019humain. (Aurore I,1, 1994, p.12-13)<\/p><p>Cet \u00e9v\u00e9nement impr\u00e9visible montre combien la force sous-jacente de l\u2019esprit accompagne les efforts de celles et ceux qui travaillent \u00e0 faire progresser de mani\u00e8re ordonn\u00e9e le travail anthroposophique dans ce vaste pays. Dans ce contexte, le travail de la Soci\u00e9t\u00e9 anthroposophique et de ses quelque 500 membres a \u00e9volu\u00e9 et pris forme, trouvant lentement sa propre direction.<\/p><p><strong>Histoire de la soci\u00e9t\u00e9 &#8211; Les D\u00e9buts<\/strong><br \/>Les d\u00e9buts remontent \u00e0 la P\u00e2que 1941. Date \u00e0 laquelle fut pos\u00e9 le fondement de la branche torontoise de la Soci\u00e9t\u00e9 anthroposophique en Am\u00e9rique. Ceci se d\u00e9roulait dans une ferme pr\u00e8s de Bowmanville \u00e0 l&rsquo;est de Toronto. Sept des membres pr\u00e9sents \u00e9taient des immigrants europ\u00e9ens et am\u00e9ricains r\u00e9cents : Else Weisheit, pr\u00e9sidente, Stewart Easton, secr\u00e9taire. M. et Mme Freund, Dr Percy Ryber, Isabel Grieve et Harry Sprott.<\/p><p>Ces personnes ont travaill\u00e9 et \u00e9tudi\u00e9 ensemble ; elles ont tenu des conf\u00e9rences publiques jusqu&rsquo;au 19 mai 1953, date de la naissance officielle de la Soci\u00e9t\u00e9 anthroposophique du Canada. Vingt-six des trente-quatre membres fondateurs \u00e9taient pr\u00e9sents ; parmi ceux-ci, il y avait Isabel Grieve, pr\u00e9sidente, Else Whitehead (anciennement Weisheit), secr\u00e9taire-tr\u00e9sori\u00e8re. De ces membres fondateurs, trois sont toujours parmi nous : Steven Roboz, maintenant \u00e0 Vancouver, Hans Warner, toujours sur sa ferme \u00e0 Muskoka, et George Blumenstock qui habite Toronto. Tel que cela ressort de nos archives, les d\u00e9buts pionniers de cette \u00e9poque furent plein de dynamisme, d\u2019\u00e9nergie et marqu\u00e9s d\u2019un sens tr\u00e8s vif de la mission dont les fondateurs se sentaient investis.<\/p><p>Dans les ann\u00e9es 1980 et 1990, la plupart de ces pionniers et d\u2019autres les ayant rejoints d\u00e9c\u00e9d\u00e8rent. Aujourd\u2019hui c&rsquo;est avec gratitude et admiration que nous nous rappelons leur \u00e9pop\u00e9e et que nous nous relions \u00e0 eux par nos c\u0153urs et nos esprits \u00e0 l\u2019occasion de notre 50e anniversaire. Les cent trente-quatre membres qui ont franchi le seuil accompagnent notre grande famille spirituelle et leur aide est constamment disponible. Il suffit pour cela de leur ouvrir notre c\u0153ur et notre esprit. La chronologie ci-jointe documente les \u00e9tapes franchies durant les 50 derni\u00e8res ann\u00e9es de notre travail. La pr\u00e9sence de ce travail devient manifeste lorsque nous consultons le R\u00e9pertoire des Initiatives canadiennes publi\u00e9 par la Soci\u00e9t\u00e9 anthroposophique en Am\u00e9rique. Ce r\u00e9pertoire fait \u00e9tat de l\u2019existence de vingt-neuf branches et groupes, environ vingt-quatre \u00e9coles Waldorf et associations apparent\u00e9es, trois \u00e9tablissements de formation pour les adultes, quatorze initiatives artistiques et d&rsquo;art-th\u00e9rapie, plusieurs cabinets m\u00e9dicaux et associations, dix associations agricoles rassemblant de grandes fermes, huit Camphill et autres organisations sociales, des biblioth\u00e8ques, des libraires ainsi que dix-sept d\u00e9taillants et prestataires de services dans divers domaines. Tout ceci suppose la pr\u00e9sence d\u2019artistes divers, de scientifiques et de chercheurs, de musiciens, d\u2019artistes de la parole, d\u2019eurythmistes, d\u2019architectes, d\u2019\u00e9crivains, de consultants et, bien s\u00fbr, de nombreux enseignants. Une grande partie de la litt\u00e9rature disponible et des informations d\u00e9taill\u00e9es \u00e0 propos de tout cela est rassembl\u00e9e \u00e0 notre si\u00e8ge social national. Notre biblioth\u00e8que procure des services aux membres, soutient notre Conseil national qui coordonne nos travaux avec notre alter ego \u00e9tatsuniens et avec le Goetheanum. Le si\u00e8ge national publie \u00e9galement un bulletin d&rsquo;information, la \u00abLettre aux membres\u00bb.<\/p><p><strong>Histoire de notre Soci\u00e9t\u00e9 &#8211; Autre Lien<\/strong><br \/>Au Canada, du d\u00e9but jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui, les membres de la Soci\u00e9t\u00e9 anthroposophique ont tiss\u00e9 des liens forts avec la Communaut\u00e9 des Chr\u00e9tiens. La Communaut\u00e9 des Chr\u00e9tiens a c\u00e9l\u00e9br\u00e9 ses premiers offices \u00e0 Toronto en 1953, l\u2019ann\u00e9e de la fondation de la Soci\u00e9t\u00e9. Deux \u00e9glises existent dont l\u2019une se trouve \u00e0 Toronto et l\u2019autre \u00e0 Vancouver. En se rem\u00e9morant la naissance de toutes ces initiatives et en repensant aux questions soulev\u00e9es par les membres, aux probl\u00e8mes partag\u00e9s, aux articles publi\u00e9s, trois phases ressortent clairement, chacune \u00e9mergeant avec ses caract\u00e9ristiques propres. Nous ne devons pas oublier de mentionner les nombreuses contributions non document\u00e9es dont nous savons toutefois qu\u2019elles ont d\u00e9bouch\u00e9 sur des actions efficaces. Elles ont ensemenc\u00e9 le terreau fertile du sol anthroposophique canadien d\u2019o\u00f9 a germ\u00e9 des id\u00e9es f\u00e9condes issues de cette \u00abpens\u00e9e du coeur\u00bb si essentielle \u00e0 la saine \u00e9volution de notre \u00e9poque. Ce travail de labour discret mais riche et abondant fut le fruit d\u2019un travail patient dont il est fondamental de louer les sages efforts. La phase initiale de notre histoire porte le sceau de personnalit\u00e9s fortes venues d&rsquo;Europe et des \u00c9tats-Unis. Des individus d\u00e9termin\u00e9s \u00e0 faire rayonner les id\u00e9es de l&rsquo;anthroposophie. Les nombreuses conf\u00e9rences publiques donn\u00e9es ont attir\u00e9 un public toujours plus int\u00e9ress\u00e9 aux id\u00e9es anthroposophiques. En plus de consacrer temps et disponibilit\u00e9 \u00e0 ces activit\u00e9s, ils ont dirig\u00e9 les personnes d\u00e9sireuses d\u2019adh\u00e9rer aux travaux de la Soci\u00e9t\u00e9 vers les groupes d&rsquo;\u00e9tudes existant. Tout a d\u00e9but\u00e9 \u00e0 Toronto lorsque nos pionniers se sont rassembl\u00e9s pour former l&rsquo;\u00c9cole de science de l&rsquo;esprit. Cela a permis, gr\u00e2ce \u00e0 leur pers\u00e9v\u00e9rance, de concentrer la force de l\u2019impulsion initiale qui a rayonn\u00e9e, amenant de plus en plus de nouveaux membres. Les premi\u00e8res assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales furent tenues \u00e0 Toronto, mais Vancouver s\u2019imposa rapidement comme un second centre de d\u00e9veloppement tr\u00e8s actif. Vancouver et Winnipeg ont connu l\u2019\u00e9mergence de petits groupes de membres d\u00e8s le d\u00e9but des ann\u00e9es 1950.<\/p><p><strong>CHEZ NOUS &#8211; \u00c0 Hill House<\/strong><br \/>Avec le recul par rapport \u00e0 cette \u00e9poque, on peut s&rsquo;\u00e9tonner du fait que le groupe Michael de Toronto ne soit pas \u00e0 l\u2019origine du financement et de l\u2019achat de la Maison Hill House situ\u00e9e au 81, Lawton Blvd \u00e0 Toronto. Cette Maison, qui fut le premier centre officiel de la Soci\u00e9t\u00e9 Anthroposophique au Canada, a \u00e9t\u00e9 financ\u00e9e par l\u2019argent de don de la succession du Dr Bruce Hill de Winnipeg, une ville situ\u00e9e dans l&rsquo;Ouest du pays.<\/p><p>Les quinze \u00e0 vingt premi\u00e8res ann\u00e9es de travail au sein de la Soci\u00e9t\u00e9 au Canada furent le r\u00e9sultat du travail exclusif de sensibilisation entrepris par des conf\u00e9renciers anthroposophes venus des \u00c9tats-Unis et de l&rsquo;Angleterre. Le Goetheanum \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme le centre de tout le travail et des membres du Vorstand vinrent nous visiter r\u00e9guli\u00e8rement. Au cours de ces ann\u00e9es-l\u00e0, il \u00e9tait habituel de compter 100 \u00e0 120 personnes assistant aux conf\u00e9rences publiques mensuelles tellement la soif de connaissance spirituelle \u00e9tait intense. Un membre du conseil visitait les groupes de l\u2019\u00e9poque afin d\u2019assurer l\u2019unit\u00e9 de l\u2019ensemble. Alan Howard, suite \u00e0 la tourn\u00e9e de conf\u00e9rences qu\u2019il fit \u00e0 travers le Canada et les \u00c9tats-Unis en 1972 remarqua une forte nostalgie des membres pour le travail effectu\u00e9 au Goetheanum. C\u2019est au milieu de la premi\u00e8re phase de notre d\u00e9veloppement que les premi\u00e8res initiatives apparurent via la fondation des \u00e9coles Waldorf de Toronto et de Vancouver. Plus le travail s\u2019intensifia \u00e0 travers le pays, plus le besoin se fit jour de rapprocher les membres en raison des disparit\u00e9s r\u00e9gionales et de l\u2019immensit\u00e9 du territoire canadien. Le conseil national ambitionnait de r\u00e9duire la distance consid\u00e9rable qui s\u00e9parait les canadiens de l\u2019Est et de l\u2019Ouest du pays. Ils d\u00e9cid\u00e8rent d\u2019inclure au conseil de la soci\u00e9t\u00e9, un membre provenant de chaque province canadienne. L\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale annuelle de 1976 eut lieu \u00e0 Vancouver contrairement \u00e0 l\u2019habitude de la tenir \u00e0 Toronto.<\/p><p><strong>Histoire &#8211; Phase II<\/strong> <br \/>Au fur et \u00e0 mesure que les membres anglo-canadiens devenaient plus nombreux, \u00e2g\u00e9s et que, d\u2019autre part, le Qu\u00e9bec francophone affirmait sa volont\u00e9 d\u2019officialiser le fran\u00e7ais comme langue principale d\u2019usage et de travail, la Soci\u00e9t\u00e9 entra dans une seconde phase.<\/p><p>L&rsquo;\u00e9nergie s&rsquo;oriente alors vers des initiatives qui se renforc\u00e8rent, notamment en ce qui a trait aux \u00e9coles Waldorf et au segment consacr\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9ducation aux adultes. De nouveaux centres se d\u00e9velopp\u00e8rent et prosp\u00e9r\u00e8rent jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;ils aient leurs propres locaux, notamment \u00e0 Vancouver et Montr\u00e9al. Plus s\u2019imposait la volont\u00e9 de cro\u00eetre, plus les membres remirent en question la pertinence de verser un soutien au Goetheanum situ\u00e9 dans la Suisse lointaine. Les gens s\u00e9rieux qui avaient cherch\u00e9 et trouv\u00e9 dans l\u2019anthroposophie un enrichissement pour leur vie gr\u00e2ce aux cours, ateliers et conf\u00e9rences, demeur\u00e8rent dubitatifs quant aux transformations qualitatives per\u00e7ue chez celles et ceux qui se disaient membres de la Soci\u00e9t\u00e9 au Canada. Durant cette p\u00e9riode, le nombre des membres se stabilisa autour de 500, alors que le cercle \u00abd&rsquo;amis\u00bb regroup\u00e9 autour des \u00e9coles et des initiatives d&rsquo;\u00e9ducation aux adultes, notamment celui du \u00abRudolf Steiner Centre\u00bb \u00e0 Toronto, s&rsquo;\u00e9largit consid\u00e9rablement. Les membres r\u00e9alis\u00e8rent l\u2019importance essentielle du travail effectu\u00e9 \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie de la soci\u00e9t\u00e9.<\/p><p>Un second motif parcourant cette deuxi\u00e8me phase fut une conscience accrue de l\u2019importance du retour \u00e0 la terre ; non seulement par l\u2019agriculture et la cr\u00e9ation de villages Camphill qui se d\u00e9velopp\u00e8rent \u00e0 l\u2019instar des mod\u00e8les europ\u00e9ens mais aussi gr\u00e2ce \u00e0 la tenue de conf\u00e9rences \u00e0 travers le pays. Ces conf\u00e9rences mirent en valeur la topographie et la g\u00e9ographie pr\u00e9sentes dans la litt\u00e9rature et abord\u00e8rent la question de notre identit\u00e9 aussi bien que celle concernant notre culture et notre histoire. En 1989, un effort concert\u00e9 fut entrepris pour placer la contribution globale de l&rsquo;anthroposophie au centre de notre culture, comme le faisaient d\u00e9j\u00e0 dans leurs domaines respectifs les initiatives ; une vaste exposition avec conf\u00e9rences et ateliers occupa durant dix semaines la biblioth\u00e8que publique de Toronto, la plus prestigieuse du Canada. Au cours de cette phase \u00e9galement, la voix des membres francophones du Qu\u00e9bec amena un nouveau souffle gr\u00e2ce \u00e0 son orientation artistique et p\u00e9tillante ainsi que par la fondation en 1989 de la branche fran\u00e7aise Jean-le-Baptiste \u00e0 Montr\u00e9al.<\/p><p>Le travail vigoureux des initiatives p\u00e9riph\u00e9riques et la force d\u00e9centralisatrice de cette deuxi\u00e8me phase parut cr\u00e9er un vide dans la Soci\u00e9t\u00e9 elle-m\u00eame, particuli\u00e8rement \u00e0 Toronto. Avec le recul, cela permit de pr\u00e9parer le terrain pour examiner avec s\u00e9rieux notre relation individuelle \u00e0 Rudolf Steiner, \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 au Canada et dans le monde ainsi qu\u2019au mouvement. L&rsquo;\u00e9v\u00e9nement peut-\u00eatre le plus d\u00e9cisif du cours de l\u2019ann\u00e9e 1989 de cette deuxi\u00e8me phase, fut la premi\u00e8re conf\u00e9rence d&rsquo;\u00e9t\u00e9 de tous les membres canadiens tenue \u00e0 la r\u00e9serve indienne Stoney \u00e0 Nakoda en Alberta. L\u2019effet d\u2019une chaleur r\u00e9confortante descendit sur tout le pays, et l\u2019accent de ses chants vibre et r\u00e9sonne encore dans nos c\u0153urs, \u00e0 la recherche d&rsquo;une nouvelle occasion de poursuivre sa m\u00e9lodie.<\/p><p><strong>Phase III.<\/strong><br \/>Avec cet \u00e9v\u00e9nement, la troisi\u00e8me phase, la plus int\u00e9rieure et peut-\u00eatre la plus difficile, a \u00e9t\u00e9 enclench\u00e9e.<\/p><p>Dans cette phase, nous sommes appel\u00e9s \u00e0 reconna\u00eetre nos diff\u00e9rences individuelles, prendre conscience des n\u0153uds karmiques impliqu\u00e9s dans notre relation aux autres et du lien que nous avons avec les diff\u00e9rents courants qui s\u2019expriment \u00e0 travers la soci\u00e9t\u00e9 anthroposophique ; chacun d\u2019entre nous appartient davantage \u00e0 un courant qu\u2019\u00e0 un autre. Ces courants doivent apprendre \u00e0 collaborer et ne plus agir dans l\u2019inconscience des activit\u00e9s volontaires auxquelles chacun s&rsquo;adonne. Travailler consciemment et de mani\u00e8re constructive avec ces courants est de plus en plus urgent. \u00c0 propos des divers courants, on consultera avec profit l\u2019ouvrage de B.C.J. Lievegoed \u00ab Comment sauver l\u2019\u00e2me \u00bb. Et cette n\u00e9cessit\u00e9 de notre \u00e9poque se traduit de bien des fa\u00e7ons par la tenue d\u2019ateliers et de cours de formation en \u00e9ducation, en biodynamie, en sociop\u00e9dagogie pour n\u2019en citer que quelques-uns. Toutes ces activit\u00e9s diff\u00e9renci\u00e9es doivent se retrouver et s\u2019unir dans une collaboration qui int\u00e8gre le travail de l\u2019un avec celui de l\u2019autre. Cet apparentement inconscient doit trouver sa coordination gr\u00e2ce au travail int\u00e9rieur d\u2019\u00e9veil personnel et \u00e0 notre relation aux autres m\u00eame et surtout lorsque cela semble douloureux, improbable et exigeant comme par exemple fonder des \u00e9coles, passer d\u2019une agriculture chimique \u00e0 une agriculture biodynamique, etc. Cet effort de concertation entre les courants, nous l&rsquo;attendons avec f\u00e9brilit\u00e9 et nous en saisissons l\u2019importance afin de redonner un nouveau souffle \u00e0 notre travail en commun. Plusieurs initiatives sur ce chemin se sont d\u00e9ploy\u00e9es et ont contribu\u00e9 \u00e0 cette r\u00e9alisation. Par exemple, le travail de Denis Schneider, cr\u00e9ateur de l\u2019Atelier d\u2019Art Social de Montr\u00e9al vient \u00e0 l&rsquo;esprit et peut refl\u00e9ter celui entrepris dans d\u2019autres sph\u00e8res d\u2019activit\u00e9s. \u00c0 l&rsquo;occasion de notre 43e anniversaire, Denis a \u00e9crit dans l&rsquo;une de nos \u00abLettres aux membres\u00bb que notre caract\u00e8re \u00ab officiel \u00bb n&rsquo;est pas aussi crucial pour les membres que le d\u00e9sir de nous rencontrer, de c\u00e9l\u00e9brer ensemble, d&rsquo;apprendre \u00e0 nous faire des images vivantes, d&rsquo;\u00eatre en pr\u00e9sence l&rsquo;un de l&rsquo;autre et d&rsquo;entendre \u00ab imaginativement \u00bb la voix de l&rsquo;autre en observant ses gestes. (Aurore, III,1,1996, p.8-13) Le travail qui est le n\u00f4tre exige un \u00e9veil des forces du c\u0153ur, et \u00e0 ce titre, sa nature exige un lent m\u00fbrissement. Il se manifeste par la qualit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9coute, l\u2019attente patiente et la culture d\u2019une disposition int\u00e9rieure qui a permis au Canada de jouer un r\u00f4le pacificateur sur le plan des relations internationales, en sachant reconna\u00eetre quand le moment est venu de \u00abparler juste\u00bb et d\u2019intervenir efficacement dans la conversation entre nations. Et l\u2019un des aspects de cette conversation entre voisins sur cette Terre nous a \u00e9t\u00e9 offert par l\u2019intervention d\u2019Olaf Lampson aupr\u00e8s de ses coll\u00e8gues des pays du Pacifique ; par l\u2019intervention de Monica Gold et de ses amis en Russie pour sensibiliser la population au probl\u00e8me de l&rsquo;Etat islamique. Et comme bien d\u2019autres l\u2019ont fait encore dans le contexte du travail du conseil national en coll\u00e9gialit\u00e9 avec celui des \u00c9tats-Unis afin d\u2019asseoir l\u2019importance de l&rsquo;\u00c9cole de la science de l&rsquo;esprit. Dans nos liens avec nos coll\u00e8gues, il ne s\u2019agit pas seulement, au sein de cet espace tiers, d\u2019engranger le fruit du travail qu\u2019ils ex\u00e9cutent et qui requiert souvent du courage et de l\u2019audace mais de l\u2019accompagner int\u00e9rieurement afin de saisir davantage que des paroles. Ouvrir en soi un espace int\u00e9rieur bienveillant capable de s\u2019aligner sur le motif central de la biographie d\u2019un coll\u00e8gue, de ressentir le combat qu\u2019il m\u00e8ne \u00e0 travers ses h\u00e9sitations ou sa difficult\u00e9 \u00e0 formuler sa pens\u00e9e qui, sans \u00eatre inexacte, se fraie difficilement un chemin vers l\u2019autre qui l\u2019\u00e9coute.<br \/>La question de notre identit\u00e9 et de notre t\u00e2che en tant qu\u2019anthroposophe dans ce vaste pays doit faire l\u2019objet d\u2019une compr\u00e9hension \u00e9clair\u00e9e du r\u00f4le convergeant des diverses ethnies dont l\u2019esprit compose le tissu de la communaut\u00e9 spirituelle anthroposophique canadienne. L\u2019extraordinaire confluence des divers peuples autochtones et europ\u00e9ens qui se sont retrouv\u00e9s ici apr\u00e8s un flux migratoire qui remonte loin dans le temps. Il y a d\u2019abord eu une vague tr\u00e8s ancienne venue du Nord-Ouest vers le Sud, puis une vague venue du Nord-Est compos\u00e9e essentiellement de chr\u00e9tiens europ\u00e9ens dont l\u2019installation a remodel\u00e9 graduellement le visage de l\u2019Am\u00e9rique. Deux questions reli\u00e9es \u00e0 notre position g\u00e9ographique n\u00e9cessitent une compr\u00e9hension approfondie : la premi\u00e8re est qu\u2019en tant que pays largement nordique, nous n&rsquo;avons pas encore entendu et r\u00e9pondu \u00e0 l&rsquo;appel du Nord. La seconde question prend une forme que Steven Roboz a soulign\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises suite \u00e0 une indication apport\u00e9e par Walter Johannes Stein : Comment trouver notre r\u00f4le pr\u00e9cis en tant que Soci\u00e9t\u00e9 anthroposophique multiculturelle compte-tenu du fait que la c\u00f4te Ouest de l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord joue un r\u00f4le important dans le travail que nous devons accomplir en ce si\u00e8cle, car c&rsquo;est l\u00e0 que l&rsquo;Est et l&rsquo;Ouest se rencontrent. Trouver la prochaine \u00e9tape de notre t\u00e2che dans la r\u00e9gion du Pacifique constitue un d\u00e9fi majeur, car il nous met en rapport avec des personnes issues de courants spirituels diff\u00e9rents du n\u00f4tre, et que nous devons trouver le motif central qui relie chacun d\u2019entre nous \u00e0 tous les autres.<\/p><p>Dans cette perspective, une premi\u00e8re approche a \u00e9t\u00e9 v\u00e9cue \u00e0 Halifax en Nouvelle-\u00c9cosse aupr\u00e8s d\u2019une communaut\u00e9 bouddhiste bien implant\u00e9e \u00e0 l\u2019occasion du d\u00e9c\u00e8s d\u2019Anna Keefe. Baptis\u00e9e catholique, membre de la Soci\u00e9t\u00e9 anthroposophique au Canada et une amie ch\u00e8re \u00e0 plusieurs membres de la communaut\u00e9 bouddhiste locale, Anna fut l\u2019objet de trois fun\u00e9railles diff\u00e9rentes : celles du rituel catholique, celles de la Communaut\u00e9 des chr\u00e9tiens, enfin celles de la communaut\u00e9 bouddhiste.<\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/section>\n\t\t\t\t<section class=\"elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-8ef1600 elementor-section-full_width elementor-section-stretched elementor-section-height-default elementor-section-height-default parallax_section_no qode_elementor_container_no\" data-id=\"8ef1600\" data-element_type=\"section\" data-e-type=\"section\" data-settings=\"{&quot;stretch_section&quot;:&quot;section-stretched&quot;,&quot;background_background&quot;:&quot;classic&quot;,&quot;shape_divider_top&quot;:&quot;mountains&quot;}\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-shape elementor-shape-top\" aria-hidden=\"true\" data-negative=\"false\">\n\t\t\t<svg xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" viewBox=\"0 0 1000 100\" preserveAspectRatio=\"none\">\n\t<path class=\"elementor-shape-fill\" opacity=\"0.33\" d=\"M473,67.3c-203.9,88.3-263.1-34-320.3,0C66,119.1,0,59.7,0,59.7V0h1000v59.7 c0,0-62.1,26.1-94.9,29.3c-32.8,3.3-62.8-12.3-75.8-22.1C806,49.6,745.3,8.7,694.9,4.7S492.4,59,473,67.3z\"\/>\n\t<path class=\"elementor-shape-fill\" opacity=\"0.66\" d=\"M734,67.3c-45.5,0-77.2-23.2-129.1-39.1c-28.6-8.7-150.3-10.1-254,39.1 s-91.7-34.4-149.2,0C115.7,118.3,0,39.8,0,39.8V0h1000v36.5c0,0-28.2-18.5-92.1-18.5C810.2,18.1,775.7,67.3,734,67.3z\"\/>\n\t<path class=\"elementor-shape-fill\" d=\"M766.1,28.9c-200-57.5-266,65.5-395.1,19.5C242,1.8,242,5.4,184.8,20.6C128,35.8,132.3,44.9,89.9,52.5C28.6,63.7,0,0,0,0 h1000c0,0-9.9,40.9-83.6,48.1S829.6,47,766.1,28.9z\"\/>\n<\/svg>\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-container elementor-column-gap-default\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-d7a9cf8\" data-id=\"d7a9cf8\" data-element_type=\"column\" data-e-type=\"column\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-widget-wrap elementor-element-populated\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-bf64209 elementor-invisible elementor-widget elementor-widget-heading\" data-id=\"bf64209\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-settings=\"{&quot;_animation&quot;:&quot;fadeInUp&quot;}\" data-widget_type=\"heading.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t<h2 class=\"elementor-heading-title elementor-size-default\">Why Do You Become A Member?<\/h2>\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-0a3a68a animated-slow elementor-invisible elementor-widget elementor-widget-bridge_testimonials_carousel\" data-id=\"0a3a68a\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-settings=\"{&quot;_animation&quot;:&quot;fadeInUp&quot;}\" data-widget_type=\"bridge_testimonials_carousel.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t<div class='testimonials_c_holder clearfix '><div class=\"testimonials_c testimonials_c_carousel\" data-show-navigation=\"yes\" data-animation-speed=\"5000\" data-auto-rotate-slides=\"15\" data-number-per-slide=\"3\"><ul class=\"slides\"><li id=\"testimonials-c-15225\" class=\"testimonial_content\"><div class=\"testimonial_content_inner\"><div class=\"testimonial_text_holder\"><div class=\"testimonial_text_inner\" style=\"\"><p>\"J'ai d\u00e9couvert l'anthroposophie il y a 42 ans \u00e0 Kelowna, en Colombie-Britannique. C'\u00e9tait comme si une porte s'\u00e9tait ouverte et qu'une lumi\u00e8re \u00e9clatante m'avait envahi. J'ai rapidement compris que Rudolf Steiner \u00e9tait mon ma\u00eetre et que l'anthroposophie serait mon guide et ma voie dans la vie.\"<\/p><p class=\"testimonial_author\" style=\"font-weight: 700;\">Edna Cox, Port Alberni, BC<\/p><\/div><\/div><\/div><\/li><li id=\"testimonials-c-15229\" class=\"testimonial_content\"><div class=\"testimonial_content_inner\"><div class=\"testimonial_text_holder\"><div class=\"testimonial_text_inner\" style=\"\"><p>\"Je me sentais affam\u00e9 \u00e0 l'universit\u00e9, et les activit\u00e9s de la Soci\u00e9t\u00e9 m'ont apport\u00e9 la nourriture dont j'avais tant besoin.\"<\/p><p class=\"testimonial_author\" style=\"font-weight: 700;\">Mark McAlister  Thornhill, ON<\/p><\/div><\/div><\/div><\/li><li id=\"testimonials-c-15230\" class=\"testimonial_content\"><div class=\"testimonial_content_inner\"><div class=\"testimonial_text_holder\"><div class=\"testimonial_text_inner\" style=\"\"><p>\"C'est normal que je contribue \u00e0 faire vivre l'anthroposophie !\"<\/p><p class=\"testimonial_author\" style=\"font-weight: 700;\">Suzanne Routhier, PQ<\/p><\/div><\/div><\/div><\/li><li id=\"testimonials-c-15232\" class=\"testimonial_content\"><div class=\"testimonial_content_inner\"><div class=\"testimonial_text_holder\"><div class=\"testimonial_text_inner\" style=\"\"><p>\"Je suis devenue membre afin de soutenir et d'encourager le travail spirituel de l'anthroposophie. J'\u00e9tais \u00e9tudiante en eurythmie en Angleterre et j'\u00e9tais inspir\u00e9e par la g\u00e9n\u00e9ration pr\u00e9c\u00e9dente, notamment John Davy, qui venait de d\u00e9c\u00e9der, Eileen Hutchins et d'autres, et je souhaitais faire partie de cette communaut\u00e9.\"<\/p><p class=\"testimonial_author\" style=\"font-weight: 700;\">Margaret Osmond, NS<\/p><\/div><\/div><\/div><\/li><\/ul><\/div><\/div>\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/section>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>SOMMAIREHistoire de la Soci\u00e9t\u00e9 canadienne.LA SOCI\u00c9T\u00c9 ANTHROPOSOPHIQUE AU CANADA : 1953 \u00c0 2003. Pr\u00e9par\u00e9e par Alexandra Barbara Gunther, Toronto, janvier 2003 IntroductionDans le num\u00e9ro d\u2019\u00ab Aurore \u00bb de la Micha\u00e9lie 1994, Bert Chase, qui venait de quitter ses fonctions de pr\u00e9sident du Conseil, revint sur&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":0,"parent":1125,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"elementor_header_footer","meta":{"inline_featured_image":false,"footnotes":""},"class_list":["post-15494","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/anthroposophy.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/15494","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/anthroposophy.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/anthroposophy.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/anthroposophy.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/anthroposophy.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=15494"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/anthroposophy.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/15494\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15499,"href":"https:\/\/anthroposophy.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/15494\/revisions\/15499"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/anthroposophy.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1125"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/anthroposophy.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15494"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}