{"id":11039,"date":"2022-06-14T11:54:36","date_gmt":"2022-06-14T15:54:36","guid":{"rendered":"https:\/\/anthroposophy.ca\/?p=11039"},"modified":"2022-06-14T11:54:36","modified_gmt":"2022-06-14T15:54:36","slug":"mot-du-secretaire-general-de-la-societe-dans-le-monde-ce-que-nous-voulons","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/anthroposophy.ca\/fr\/mot-du-secretaire-general-de-la-societe-dans-le-monde-ce-que-nous-voulons\/","title":{"rendered":"MOT DU SECR\u00c9TAIRE G\u00c9N\u00c9RAL  De la Soci\u00e9t\u00e9 dans le monde  Ce que nous voulons"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_11037\" style=\"width: 192px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/anthroposophy.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/Red-wndw-04JPG.jpeg\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-11037\" class=\" wp-image-11037\" src=\"https:\/\/anthroposophy.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/Red-wndw-04JPG-131x300.jpeg\" alt=\"\" width=\"182\" height=\"417\" srcset=\"https:\/\/anthroposophy.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/Red-wndw-04JPG-131x300.jpeg 131w, https:\/\/anthroposophy.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/Red-wndw-04JPG-447x1024.jpeg 447w, https:\/\/anthroposophy.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/Red-wndw-04JPG.jpeg 559w\" sizes=\"(max-width: 182px) 100vw, 182px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-11037\" class=\"wp-caption-text\">Red Window (part)<\/p><\/div>\n<p>Chers membres et amis de la Soci\u00e9t\u00e9 anthroposophique au Canada,<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Partout autour de nous, la vie s\u2019est lib\u00e9r\u00e9e des griffes de l\u2019hiver. D\u00e9ployant une puissance dont il est impossible de comprendre toute l\u2019envergure, la Nature a bris\u00e9 les cha\u00eenes qui voulaient la retenir. La mort a lutt\u00e9 avec la vie, et la vie en est sortie, encore une fois, victorieuse. Nous tenons pour acquise cette victoire annuelle, confiants que la Nature trouvera toujours la capacit\u00e9 de r\u00e9unir les forces n\u00e9cessaires pour gagner cette grande bataille. Cela d\u00e9passe notre capacit\u00e9 d\u2019\u00eatres humains contemporains de saisir l\u2019immensit\u00e9 de cette lutte qui se r\u00e9p\u00e8te sans cesse.<\/p>\n<p>Pensez donc \u00e0 la force requise pour que la dicotyl\u00e9done presse contre la paroi de la graine pour le percer et ensuite monter, luttant contre la r\u00e9sistance du sol, pour enfin atteindre la lumi\u00e8re. Nous pouvons nous sentir compl\u00e8tement d\u00e9pass\u00e9s en essayant de ressentir l\u2019\u00e9lan vital contenu dans les innombrables semences ensevelies sous la terre en hiver. Nous pouvons m\u00eame r\u00e9ussir \u00e0 d\u00e9velopper un sentiment pour cet \u00e9lan vital lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une simple graine, mais nous n\u2019avons pas la capacit\u00e9 d\u2019\u00e9tendre notre pouvoir imaginatif pour englober toutes les semences ensevelies sous terre partout sur\u00a0 la plan\u00e8te.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Poursuivons; que dire de l\u2019extraordinaire volont\u00e9 du poussin qui perce sa coquille, ou de celle du veau et de sa m\u00e8re \u00e0 l\u2019apparition d\u2019une nouvelle vie, ou de la tortue naissante qui creuse son chemin dans le sable pour atteindre la mer ?\u00a0 Nous nous \u00e9merveillons devant la force que d\u00e9ploie la feuille qui s\u2019\u00e9clate \u00e0 partir de son bourgeon; et ressentons ensuite comment cette force se reproduit dans chaque arbre \u00e0 travers les for\u00eats incommensurables de notre vaste pays. Un sentiment de v\u00e9n\u00e9ration nous envahit lorsque nous dirigeons notre regard vers la Volont\u00e9 vitale de Natura qui veut \u00e0 tout prix se manifester.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Mais une question surgit en nous lorsque nous contemplons l\u2019immensit\u00e9 de cette force\u00a0: cette Volont\u00e9 vitale peut-elle aussi avoir des effets n\u00e9fastes ? La feuille qui se lib\u00e8re avec force de son bourgeon nuit-elle \u00e0 l\u2019effort du poussin de percer sa coquille ? Est-ce que la premi\u00e8re pousse qui surgit de la semence nuit \u00e0 la naissance du veau ?<\/p>\n<p>En tant qu\u2019individuels et en tant qu\u2019\u00eatres qui constituent le corps de l\u2019humanit\u00e9 tout enti\u00e8re, nous sommes tomb\u00e9s dans un \u00e9tat de sommeil hivernal. Nous nous sommes vus confront\u00e9s \u00e0 d\u2019immenses d\u00e9fis. La pression accrue des restrictions impos\u00e9es \u00e0 notre vie quotidienne a \u00e9difi\u00e9 une coquille d\u2019isolement autour de nous. Notre nature gr\u00e9gaire s\u2019est vue peu \u00e0 peu entrav\u00e9e. Le terrain sur lequel nous pouvons fonder notre compr\u00e9hension des choses s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 comme \u00e9tant mouvant et instable. On a vu se d\u00e9faire tout ce qui, auparavant, \u00e9tait \u00ab\u00a0connu\u00a0\u00bb &#8211; tout sur quoi nous pouvions compter\u00a0: des ententes communes, une compr\u00e9hension commune. Le tissu de nos communaut\u00e9s humaines a \u00e9t\u00e9 mis en lambeaux. Nous avons d\u2019abord ressenti cette compression comme quelque chose qui provenait du \u00ab\u00a0monde\u00a0\u00bb.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Mais ce ph\u00e9nom\u00e8ne d\u2019emprisonnement a \u00e9galement p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 jusque dans notre exp\u00e9rience personnelle, intime. Nous avons appris \u00e0 nous aborder les uns les autres avec une prudence qui frise la r\u00e9ticence. Nous reculons. Nous avons pris l\u2019habitude de faire tr\u00e8s attention dans nos rapports avec les autres, et cette h\u00e9sitation nous affecte profond\u00e9ment. Nous avons le sentiment d\u2019\u00eatre coup\u00e9s les uns des autres, d\u2019\u00eatre coup\u00e9s de tout ce qui nous \u00e9tait familier, de tout ce qui donnait un sens \u00e0 notre vie. \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Et voici que nous nous trouvons actuellement dans la p\u00e9riode de \u00ab\u00a0d\u00e9gel printanier\u00a0\u00bb en ce qui concerne la pand\u00e9mie. Les configurations de nos liens humains qui ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9stabilis\u00e9es cherchent maintenant \u00e0 se refaire. Mais des r\u00e9percussions impr\u00e9vues commencent \u00e0 se faire jour. Alors que dans la nature, on voit surgir la vie de nouveau, un processus qui n\u2019entra\u00eene aucun dommage, les \u00eatres humains ont d\u00fb lutter pour retrouver la vie. Et contrairement \u00e0 la nature, cette lutte humaine a entra\u00een\u00e9 des forces de discorde. Au c\u0153ur m\u00eame de cet effort pour conna\u00eetre un nouvel \u00e9veil du soi, il fallait composer avec la nature vuln\u00e9rable de ce \u00ab\u00a0soi\u00a0\u00bb &#8211; moi-m\u00eame, toi-m\u00eame, notre \u00ab\u00a0nous-m\u00eames\u00a0\u00bb collectif. Nous avons v\u00e9cu pendant la pand\u00e9mie un confinement de plus en plus intense qui a entra\u00een\u00e9 \u00e0 son tour une exp\u00e9rience de compression de notre \u00ab\u00a0soi\u00a0\u00bb, une compression qui affecte ce que nous consid\u00e9rons comme \u00e9tant notre \u00ab\u00a0personne\u00a0\u00bb. Les mesures collectives mises en vigueur semblent avoir connu une m\u00e9tamorphose imperceptible. Ce qui avait \u00e9t\u00e9 un effort collectif semble de plus en plus \u00eatre devenu un effort personnel. Ce qui avait \u00e9t\u00e9 port\u00e9 par tous est devenu la responsabilit\u00e9 de l\u2019individu. Cela a amen\u00e9 notre Soci\u00e9t\u00e9, et les membres de notre communaut\u00e9, devant un seuil. La tension entre moi et toi, ou entre moi et nous, appara\u00eet dor\u00e9navant en plein jour, un jour qui tend \u00e0 r\u00e9v\u00e9ler plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 \u00e9clairer.\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Libert\u00e9\u00a0\u00bb est devenue la notion embl\u00e9matique de ce grand d\u00e9fi devant lequel nous nous trouvons en tant qu\u2019individus, comme membres de cette Soci\u00e9t\u00e9, comme \u00eatres humains. Mais ce n\u2019est qu\u2019en moi-m\u00eame que je peux faire l\u2019exp\u00e9rience de la libert\u00e9. Il est \u00e9vident que je ne peux pas nier l\u2019existence de toutes les formes d\u2019emprisonnement que la soci\u00e9t\u00e9 impose sur moi. L\u2019in\u00e9galit\u00e9, la discrimination, des jugements port\u00e9s sur des cultures qui sont diff\u00e9rentes de la mienne \u2013 tout cela repr\u00e9sente des ph\u00e9nom\u00e8nes qui emp\u00eachent qu\u2019un individu soit r\u00e9ellement \u00ab\u00a0libre\u00a0\u00bb dans notre monde. Et ces emp\u00eachements sont innombrables au sein de la grande communaut\u00e9 d\u2019\u00eatres humains.\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Mais ce qui est beaucoup plus significatif, c\u2019est l\u2019exp\u00e9rience intime de l\u2019\u00e2me qui sent qu\u2019elle n\u2019est plus libre. Cet emprisonnement est ressenti comme une profonde blessure, car la qu\u00eate de la libert\u00e9 int\u00e9rieure est l\u2019orientation fondamentale du chemin qu\u2019entreprend le \u00ab\u00a0Je\u00a0\u00bb dans l\u2019incarnation. Et les conditions ext\u00e9rieures ne d\u00e9terminent pas les contours de ce chemin int\u00e9rieur. Les circonstances ext\u00e9rieures peuvent bien tenter d\u2019affecter cette qu\u00eate, mais ne peuvent pas en d\u00e9terminer la nature fondamentale. Le d\u00e9tenu peut faire l\u2019exp\u00e9rience d\u2019\u00eatre \u00ab\u00a0int\u00e9rieurement libre\u00a0\u00bb, et il y a en effet beaucoup d\u2019exemples d\u2019\u00eatres humains qui, vivant des conditions extr\u00eamement difficiles, connaissent cette exp\u00e9rience d\u2019\u00eatre int\u00e9rieurement libres. D\u2019autre part, il se peut qu\u2019un individu qui ne vit aucune contrainte ext\u00e9rieure, aucune restriction, se sente int\u00e9rieurement emprisonn\u00e9, perdu, d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 \u2013 et rempli de col\u00e8re.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Ces puissants \u00e9tats d\u2019\u00e2me affectent maintenant l\u2019ensemble de l\u2019humanit\u00e9. O\u00f9 que nous dirigions notre regard, nous voyons de multiples manifestations de col\u00e8re \u2013 allant de l\u2019irritation et la frustration que nous ressentons les uns envers les autres jusqu\u2019aux confrontations violentes. Ces expressions de la \u00ab\u00a0dissonance de l\u2019\u00e2me\u00a0\u00bb sont partout visibles dans notre monde actuel. En tant qu\u2019individus et en tant que collectivit\u00e9 d\u2019\u00eatres humains, nous ressentons et vivons inconsciemment l\u2019omnipr\u00e9sence de ce trouble de l\u2019\u00e2me. Une maladie s\u2019est install\u00e9e dans les profondeurs de nos \u00e2mes. Et pourtant, nous avons de la difficult\u00e9 \u00e0 identifier la r\u00e9gion o\u00f9 se cache cette tension intime collective.\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>En dirigeant notre regard sur notre monde, nous pouvons constater que l\u2019humanit\u00e9 cherche avidement un chemin nouveau vers un avenir qui ne fait que reproduire ce qui s\u2019est fait par le pass\u00e9. La qu\u00eate d\u2019autre chose que ce qui a \u00e9t\u00e9 jusqu\u2019ici, r\u00e9sonne comme la note musicale qui sous-tend nos espoirs futurs collectifs, nos d\u00e9sirs collectifs de percevoir ce qui pourra \u00eatre \u00e0 l\u2019avenir. Quelles seraient nos intentions, notre volont\u00e9 d\u2019agir, pour assurer notre avenir collectif ?\u00a0<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Et c\u2019est l\u00e0 que nous nous trouvons confront\u00e9s \u00e0 un d\u00e9fi de taille. Pour aller vers l\u2019avenir, nous devons agir, faire preuve d\u2019initiative. Et pourtant, \u00e0 cause de la vuln\u00e9rabilit\u00e9 que notre \u00e9poque a engendr\u00e9e en nous, nos actions manquent de sensibilit\u00e9, comme si nous avions perdu la possibilit\u00e9 de traiter les uns avec les autres en exer\u00e7ant une \u00ab\u00a0maturit\u00e9 de volont\u00e9\u00a0\u00bb. Cette incapacit\u00e9 de nous lier sans contrainte aux autres et au monde nous a laiss\u00e9s d\u00e9sempar\u00e9s. Le pianiste n\u2019a pas pu faire ses gammes et a ainsi perdu la capacit\u00e9 de faire de la musique. L\u2019acteur, ayant \u00e9t\u00e9 emp\u00each\u00e9 de jouer sur sc\u00e8ne, a perdu sa voix. Or, dans un monde o\u00f9 il existe tant de besoins criants, qu\u2019est-ce que nous \u00ab\u00a0voulons\u00a0\u00bb ? \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Comment aborder cette question ? La pens\u00e9e repr\u00e9sente le moyen le plus courant que nous utilisons pour contempler l\u2019acte que nous allons poser. Mais lorsque nous nous effor\u00e7ons de trouver un moyen pour sortir de la pand\u00e9mie, la pens\u00e9e tend souvent \u00e0 nous \u00e9garer. Dans cet \u00e9tat o\u00f9 je consid\u00e8re que l\u2019on impose des restrictions \u00e0 \u00ab\u00a0ma libert\u00e9\u00a0\u00bb, ce que je pense se trouve confront\u00e9 \u00e0 ce que tu penses, et cela devient de plus en plus intense et conflictuel. Nous nous sentons vuln\u00e9rables lorsqu\u2019on conteste nos id\u00e9es. Le discours peut alors d\u00e9g\u00e9n\u00e9rer, devenant carr\u00e9ment de la dispute, et notre capacit\u00e9 d\u2019entreprendre un dialogue respectueux qui ne blesse pas devient difficile. Nous nous taisons. Le d\u00e9bat ouvert et constructif devient impossible.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>En tant qu\u2019\u00e9tudiants de l\u2019anthroposophie, notre souci fondamental est d\u2019apporter des impulsions gu\u00e9rissantes dans notre communaut\u00e9 d\u2019\u00eatres humains, dans nos rencontres les uns avec les autres. Nous aspirons \u00e0 cr\u00e9er des liens entre nous, et entre nous et le monde, de mani\u00e8re \u00e0 agir dans le sens du bien. Nous ne pouvons pas penser le bien \u2013 nous ne pouvons que reconna\u00eetre les r\u00e9sultats de nos actes comme ayant fait le bien.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Avec la Pierre de Fondation, Rudolf Steiner nous ouvre un chemin \u00e0 travers cette apparente obscurit\u00e9. Et bien que l\u2019exp\u00e9rience des derni\u00e8res ann\u00e9es a vu une intensification des d\u00e9fis que nous confrontons lorsque nous voulons prendre des initiatives qui gu\u00e9rissent au lieu de nuire, l\u2019appel de cette Pierre de Fondation est au c\u0153ur m\u00eame de tout vers quoi nous aspirons en tant qu\u2019\u00eatres humains contemporains. Nous nous \u00e9tonnons devant la sagesse des indications de Rudolf Steiner quant \u00e0 l\u2019action gu\u00e9rissante. Il nous incite \u00e0 saisir l\u2019importance du fait que nos actions ont leur origine dans nos c\u0153urs et non pas dans nos t\u00eates.<\/p>\n<p>Il demande que nous nous tournions vers l\u2019autre, que nous dirigions notre regard vers le monde de mani\u00e8re \u00e0 d\u00e9velopper un sens pour ce qui peut apporter de la gu\u00e9rison dans le moment pr\u00e9sent, dans l\u2019imm\u00e9diat. Il nous demande de plonger dans l\u2019inconnu. Nous ne pouvons pas d\u00e9terminer d\u2019avance ce qui apportera de la gu\u00e9rison dans nos rapports les uns avec les autres. Ce n\u2019est que l\u2019intuition du c\u0153ur qui puisse nous guider. Nous sommes appel\u00e9s \u00e0 \u00eatre \u00e0 l\u2019\u00e9coute de la voix de notre c\u0153ur. Car le langage du c\u0153ur n\u2019exprime pas d\u2019opinion, pas de point de vue. Ce langage nous parle \u00e0 un niveau se situant au-del\u00e0 du niveau de nos vuln\u00e9rabilit\u00e9s personnelles. Et cette capacit\u00e9 \u00ab\u00a0d\u2019entendre la voix du c\u0153ur\u00a0\u00bb ne nous vient pas du pass\u00e9. Il s\u2019agit d\u2019une capacit\u00e9 toute nouvelle que nous devons cultiver afin de pouvoir transformer notre avenir. Elle n\u2019a pas encore atteint le niveau d\u2019une facult\u00e9 de l\u2019\u00e2me \u2013 elle est pour le moment un exercice de l\u2019\u00e2me.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Les grands d\u00e9fis que nous avons v\u00e9cus au cours de ces derni\u00e8res ann\u00e9es nous mettent au d\u00e9fi, mais en m\u00eame temps nous fournissent l\u2019occasion de cultiver une perception de la capacit\u00e9 du c\u0153ur de devenir un organe de perception. Alors, la pens\u00e9e peut, dans un \u00e9tat de calme r\u00e9flexion, nous aider \u00e0 orienter cette perception, la liant \u00e0 ce que nous \u00ab\u00a0voulons\u00a0\u00bb, pour que notre volont\u00e9 effectue le bien, produisant la force de gu\u00e9rison.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Pour qu\u2019aille vers le bien<\/p>\n<p>ce que nos c\u0153urs fondent<\/p>\n<p>ce que nos t\u00eates guident vers le but<\/p>\n<p>par notre vouloir.<\/p>\n<p>Chaleureusement,<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Bert Chase<\/p>\n<p>Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chers membres et amis de la Soci\u00e9t\u00e9 anthroposophique au Canada,\u00a0 Partout autour de nous, la vie s\u2019est lib\u00e9r\u00e9e des griffes de l\u2019hiver. D\u00e9ployant une puissance dont il est impossible de comprendre toute l\u2019envergure, la Nature a bris\u00e9 les cha\u00eenes qui voulaient la retenir. 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