{"id":2904,"date":"2016-09-05T10:37:09","date_gmt":"2016-09-05T14:37:09","guid":{"rendered":"http:\/\/www.asc.wdtest.info\/fr\/?p=2904"},"modified":"2016-09-08T20:58:40","modified_gmt":"2016-09-09T00:58:40","slug":"cultiver-notre-humanite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/anthroposophy.ca\/fr\/cultiver-notre-humanite\/","title":{"rendered":"Cultiver notre humanit\u00e9: Michel Dongois"},"content":{"rendered":"<p>Le congr\u00e8s <em>\u00c0 la rencontre de notre humanit\u00e9<\/em> a r\u00e9uni \u00e0 la Cit\u00e9 coll\u00e9giale d\u2019Ottawa, du 7 au 14 ao\u00fbt dernier, pr\u00e8s de 240 personnes, venues surtout du Canada et des \u00c9tats-Unis. Un \u00e9ventail d\u2019activit\u00e9s couvrait les principaux champs de recherche de l\u2019anthroposophie en un mouvement organique, tripartite, avec conf\u00e9rences, ateliers artistiques et groupes de conversation. Le tout, men\u00e9 sous l\u2019\u0153il espi\u00e8gle d\u2019une clown inaugurant la journ\u00e9e.<\/p>\n<p>Chaque conf\u00e9rencier nord-am\u00e9ricain \u00e9tait jumel\u00e9 \u00e0 l\u2019un des cinq membres du Comit\u00e9 directeur au Goetheanum pr\u00e9sents durant toute la semaine &#8211; Paul MacKay, Constanza Kaliks, Bodo von Plato, Joan Sleigh et Seija Zimmermann. Le congr\u00e8s se pr\u00e9parait depuis deux ans et demi, \u00e0 l\u2019initiative d\u2019Arie van Ameringen, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de la Soci\u00e9t\u00e9 anthroposophique au Canada, et du comit\u00e9 organisateur*.<\/p>\n<p>Arie a montr\u00e9 que la science, depuis Ren\u00e9 Descartes, n&rsquo;apporte pas de r\u00e9ponse concernant la nature de l&rsquo;\u00eatre humain, au-del\u00e0 de sa vision comme une machine ou un animal \u00e9volu\u00e9. En le consid\u00e9rant d&rsquo;abord comme un \u00eatre spirituel, l\u2019anthroposophie jette les bases pour un travail int\u00e9rieur (m\u00e9ditation), ce qui permet de faire face aux d\u00e9fis technologiques et \u00e0 la descente dans la sous-nature, qui caract\u00e9risent notre \u00e9poque. Le travail spirituel se pr\u00e9sente alors comme une d\u00e9marche qui favorise l&rsquo;\u00e9volution de l&rsquo;\u00eatre humain, de la soci\u00e9t\u00e9 et du monde.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Trois exp\u00e9riences<\/strong><\/p>\n<p>Perplexe \u00e0 l\u2019id\u00e9e de r\u00e9sumer la profusion d\u2019initiatives pr\u00e9sent\u00e9es par les artistes, agriculteurs, \u00e9ducateurs, m\u00e9decins, chercheurs et scientifiques, j\u2019ai demand\u00e9 l\u2019aide de quelques jeunes participants au congr\u00e8s. De ce vaste tableau d\u00e9ploy\u00e9 en 7 jours comme une \u0153uvre d\u2019art sociale, ils ont relev\u00e9 trois t\u00e9moignages majeurs. Trois exp\u00e9riences o\u00f9 \u00ab l\u2019on sent le c\u0153ur qui bat \u00bb, selon leur expression.<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Michael Schmidt<\/strong>, fermier biodynamique, milite depuis 22 ans pour le droit de distribuer du lait non pasteuris\u00e9. Se battant pour le libre-choix alimentaire, alors qu\u2019il est plus facile au Canada de se procurer de la coca\u00efne que du lait cru, le fermier s\u2019est fait saisir sa ferme, a connu la prison. Le dossier est devant la Cour supr\u00eame du Canada. Il a racont\u00e9 comment le tribunal s\u2019\u00e9tait aussi transform\u00e9 pour lui en un th\u00e9\u00e2tre d\u2019humanit\u00e9, o\u00f9 les adversaires ne sont pas des ennemis. Seules importent, \u00e0 ses yeux, la fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 la cause et la noblesse du combat, quelle qu\u2019en soit l\u2019issue.<\/li>\n<li><strong>Douglas Cardinal<\/strong>, architecte, red\u00e9couvre sa culture am\u00e9rindienne et s\u2019inspire de Rudolf Steiner. Il d\u00e9ploie en Am\u00e9rique du Nord, entre autres dans les communaut\u00e9s autochtones, une architecture organique, tout en explorant d\u2019autres champs, comme l\u2019urbanisme et le logement. Pour le peuple Ojibw\u00e9, l\u2019Am\u00e9rique est une tortue dont le c\u0153ur palpite sur l\u2019\u00eele aux Tortues (\u00eele Victoria), situ\u00e9e \u00e0 Ottawa au confluent des rivi\u00e8res Outaouais, Rideau et Gatineau. L\u2019architecte a pr\u00e9sent\u00e9 son projet de village id\u00e9al, avec centre de gu\u00e9rison, qu\u2019il veut y b\u00e2tir.<\/li>\n<li><strong>Nigel Osborne<\/strong>, compositeur britannique, a cr\u00e9\u00e9 une m\u00e9thode de th\u00e9rapie musicale pour r\u00e9habiliter les enfants de r\u00e9fugi\u00e9s victimes de stress post-traumatique. L\u2019une de ses oeuvres, <em>Dedication to Syria<\/em>, crie l\u2019urgence d\u2019\u00e9couter la souffrance de l\u2019autre et ainsi d\u2019adoucir la barbarie.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Gu\u00e9rison de la m\u00e9moire<\/strong><\/p>\n<p>R\u00e9flexion universelle, la recherche d\u2019humanit\u00e9 par l\u2019anthroposophie s\u2019ancre aussi dans le local, avec, en arri\u00e8re-fond, la base tripartite de l\u2019identit\u00e9 canadienne en devenir. Divers ateliers l\u2019ont explor\u00e9e, r\u00e9v\u00e9lant une imagination canadienne autour de la pr\u00e9sence des Premi\u00e8res Nations, des influences fran\u00e7aise puis britannique et d\u2019un horizon multiculturel et m\u00e9tiss\u00e9 qui se dessine.<\/p>\n<p>Mention a \u00e9t\u00e9 faite du karma europ\u00e9en en Am\u00e9rique face aux Am\u00e9rindiens. Ottawa vient de lancer l\u2019Enqu\u00eate nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassin\u00e9es, dans la foul\u00e9e de la Commission de v\u00e9rit\u00e9 et r\u00e9conciliation du Canada. Celle-ci a r\u00e9cemment sillonn\u00e9 le pays d\u2019un oc\u00e9an \u00e0 l\u2019autre pour faire la lumi\u00e8re sur les pensionnats indiens. Le Canada a en effet tent\u00e9 de \u00ab civiliser \u00bb les Am\u00e9rindiens, avec le concours des \u00e9glises, les arrachant \u00e0 leur famille, \u00e0 leur culture pour les assimiler de force dans les pensionnats.<\/p>\n<p>Dans son spectacle <em>Reconstruire notre humanit\u00e9<\/em>, Wendy Charbonneau, une a\u00een\u00e9e de la communaut\u00e9 Squamish, a lanc\u00e9, par la voix et le tambour, quelques \u00e9chos de paix avec sa chanson <em>Women are gone<\/em>. N\u2019ayant plus acc\u00e8s aux mots de ses anc\u00eatres, elle a retrouv\u00e9 par elle-m\u00eame des fragments de sa langue. Des eurythmistes l\u2019ont entour\u00e9e sur sc\u00e8ne d\u2019un voile protecteur pendant qu\u2019elle lan\u00e7ait sa plainte. \u00ab L\u2019art est lib\u00e9rateur. Ce spectacle est un geste de r\u00e9conciliation et de gu\u00e9rison de la m\u00e9moire \u00bb, pr\u00e9cise Elizabeth Carmack, fondatrice de Cambridge Music Conference, organisatrice du spectacle.<\/p>\n<p>Les Am\u00e9rindiens sont surrepr\u00e9sent\u00e9s dans les p\u00e9nitenciers canadiens. Encourag\u00e9e par le Service correctionnel du Canada, la justice r\u00e9paratrice y anime des rencontres, en groupe ou face \u00e0 face, entre d\u00e9tenus, victimes et membres de la communaut\u00e9. Il s\u2019agit de restaurer ensemble ce que le crime a bris\u00e9. Le cercle de gu\u00e9rison redonne aux victimes du pouvoir sur leur propre vie, offrant aux d\u00e9tenus de se lier aux cons\u00e9quences de leurs actes. La justice r\u00e9paratrice se vit en totale libert\u00e9 de part et d\u2019autre, pendant que le processus p\u00e9nal suit son cours. Par la rencontre de l\u2019autre, chaque protagoniste se donne une chance de sortir de sa prison int\u00e9rieure.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>M\u00eame les pierres \u00e9voluent\u2026<\/strong><\/p>\n<p>B\u00e2tir une communaut\u00e9 saine exige en effet de regarder les probl\u00e8mes en face, et de les aborder en misant sur les forces de chacun. Il s\u2019agit aussi d\u2019identifier, pour mieux les d\u00e9passer, les forces adverses qui parasitent la rencontre humaine. Bert Chase, architecte, les appelle les \u00ab \u00eatres fragmentaires \u00bb (langue, race, religion, sexe, profession, etc.). Et alors que l\u2019\u00e9poque est au durcissement \u00e0 cet \u00e9gard, m\u00eame les pierres \u00e9voluent, indique en substance John Duncan Keppie. Le g\u00e9ologue ajoute le pr\u00e9fixe <em>evo<\/em>, pour <em>\u00e9volution<\/em>, aux arch\u00e9types et au monde min\u00e9ral. Il a aussi pr\u00e9sent\u00e9 au public quelques-unes de ses amies du Bouclier canadien, vieilles de 4 milliards d\u2019ann\u00e9es, en les rep\u00e9rant sur le site m\u00eame du congr\u00e8s.<\/p>\n<p>Trois repr\u00e9sentations de <em>La pierre de Fondation<\/em> par la troupe d\u2019eurythmie de Spring Valley, avec aussi la musique et le th\u00e9\u00e2tre, rythmaient les \u00e9changes\u00a0: <em>Une Confession<\/em>, de L\u00e9on Tolsto\u00ef, et des extraits de <em>Songe d\u2019une nuit d\u2019\u00e9t\u00e9,<\/em> de Shakespeare. Une exposition a par ailleurs rassembl\u00e9 les \u0153uvres de plusieurs artistes nord-am\u00e9ricains s\u2019inspirant de l\u2019anthroposophie. Plusieurs pi\u00e8ces musicales \u00e9voquaient aussi le Graal, le chemin solitaire o\u00f9 l\u2019on croise au bon moment les personnes qui \u00e9clairent notre route. La qu\u00eate est reli\u00e9e aux questions, et les grandes questions, qui bien souvent ne re\u00e7oivent pas r\u00e9ponse, sont l\u00e0 pour nous orienter. \u00c9largir son \u00eatre int\u00e9rieur nous permet d\u2019appr\u00e9hender l\u2019invisible, qui n\u2019est pas encore manifest\u00e9, comme les potentiels que rec\u00e8le la graine.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Christ et karma<\/strong><\/p>\n<p>La semaine a explor\u00e9 jour apr\u00e8s jour les grands th\u00e8mes chers \u00e0 l\u2019anthroposophie\u00a0: biographie et karma, p\u00e9dagogie, m\u00e9decine, science et biodynamie, les arts, Communaut\u00e9 et art social et enfin, religion, m\u00e9ditation et spiritualit\u00e9.<\/p>\n<p>Que signifie par exemple vivre au 21<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, avec le sentiment sournois d\u2019\u00eatre \u00e9cras\u00e9, impuissant ? demande Paul Mackay. D\u2019abord, que le karma personnel s\u2019imbrique dans le karma d\u2019\u00e9poque, et r\u00e9ciproquement. Ensuite, qu\u2019on croit vivre une continuit\u00e9 dans l\u2019histoire, alors qu\u2019il y a rupture. La complexit\u00e9 d\u2019un niveau ne peut plus \u00eatre pr\u00e9dite de celle du niveau pr\u00e9c\u00e9dent, le prochain pas n\u2019est donc plus seulement la suite du premier. C\u2019est la notion d\u2019\u00e9mergence. Enfin, que tout est ouvert\u00a0: prendre des initiatives permet d\u2019ordonner un peu le chaos, \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 pens\u00e9e, volont\u00e9 et sentiment tendent \u00e0 suivre des chemins s\u00e9par\u00e9s.<\/p>\n<p>C\u2019est faire \u0153uvre de gu\u00e9rison que de cr\u00e9er, \u00e0 partir de notre libre-arbitre, quelque chose de non li\u00e9 au pass\u00e9 et qui ne na\u00eetrait pas sans nous. Tel est le d\u00e9fi de notre temps et il est le m\u00eame pour l\u2019artiste, le fermier ou l\u2019\u00e9ducateur qui devra, par exemple, se soucier de sa classe autant que du devenir de l\u2019\u00e9cole. Dans cette recherche d\u2019un nouvel ordre, chacun peut mesurer l\u2019ab\u00eeme qui le s\u00e9pare de son id\u00e9al.<\/p>\n<p>Plusieurs questions concernaient la m\u00e9ditation, qui se distingue de la pleine conscience (<em>mindfulness<\/em>), parfois v\u00e9cue comme nostalgie d\u2019une unit\u00e9 perdue et d\u00e9sir de se fondre dans le grand Tout. Outil de connaissance de soi, la m\u00e9ditation anthroposophique exige plut\u00f4t, par l\u2019effort conscient, de renouer avec le monde spirituel, selon Constanza Kaliks. C\u2019est que le monde spirituel demande instamment \u00e0 \u00eatre connu, et l\u2019on peut compter sur son aide, rench\u00e9rit Bodo von Plato.<\/p>\n<p>Les nouvelles lois du karma, ouvertes par le Christ, donnent \u00e0 l\u2019individu et \u00e0 la communaut\u00e9 une plus grande marge de man\u0153uvre. Tout est bouscul\u00e9 et l\u2019\u00e9volution de la personne ne s\u2019ach\u00e8ve pas \u00e0 63 ans, rappelle Regine Kurek, art-th\u00e9rapeute. La possibilit\u00e9 existe en tout temps de cr\u00e9er du karma neuf, de prendre en main sa propre histoire. Le <em>Je<\/em> humain, encore jeune, aspire \u00e0 se d\u00e9ployer, et tout n\u2019est que pr\u00e9paration pour sa croissance.<\/p>\n<p>Il ne s\u2019agit pas non plus de tomber dans l\u2019activisme ou d\u2019appliquer des directives. C\u2019est notamment pour contrer ces deux tendances que Rudolf Steiner a institu\u00e9 l\u2019\u00c9cole de science spirituelle, explique Bodo von Plato. Alors que diverses initiatives prenaient leur essor, Rudolf Steiner constatait que ses collaborateurs \u00ab collaient \u00bb \u00e0 ses paroles, tout en les interpr\u00e9tant \u00e0 leur guise, s\u2019\u00e9loignant de leur sens premier. Trop engag\u00e9s dans la volont\u00e9, ils tombaient par ailleurs tr\u00e8s vite en \u00e9puisement.<\/p>\n<p>Moins connue que les initiatives, l\u2019\u00c9cole est le c\u0153ur spirituel de l\u2019anthroposophie qui vit en nous; il doit battre dans tous les d\u00e9tails de la vie quotidienne, pr\u00e9cise Monique Walsh, membre du Collegium en Am\u00e9rique du Nord. Et la recherche d\u2019autonomie spirituelle de l\u2019individu n\u2019exclut surtout pas le n\u00e9cessaire travail d\u2019\u00e9quipe, en relation avec l\u2019Esprit du temps. Dans un si\u00e8cle o\u00f9 tout se sp\u00e9cialise, il y a place aussi pour une section pour l\u2019anthroposophie g\u00e9n\u00e9rale, a-t-on indiqu\u00e9.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Recherches<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019anthroposophie n\u2019a rien \u00e0 prouver, elle a \u00e0 se d\u00e9ployer dans le monde, via la force int\u00e9rieure et le sens de l\u2019initiative des individus. Elle vit dans les rencontres et les recherches. Plusieurs chercheurs ont d\u2019ailleurs pr\u00e9sent\u00e9, seuls ou en \u00e9quipe, le fruit de leur travail. Par exemple\u00a0: comment l\u2019anthroposophie nous inspire-t-elle \u00e0 cr\u00e9er nos propres exercices sur le chemin de la connaissance ? Pouvons-nous transformer un texte anthroposophique en couleur ? Ou encore, qu\u2019en est-il du pouvoir transformateur de se percevoir soi-m\u00eame comme un \u00e9tranger, en lien avec la psychoth\u00e9rapie? D\u2019autres ont approfondi l\u2019histoire, avec la biographie de Frank Reginald Scott, l\u2019un des id\u00e9ateurs du Canada moderne, ou en creusant l\u2019\u00e9nigme du Qu\u00e9bec en Am\u00e9rique du Nord.<\/p>\n<p>Religion, spiritualit\u00e9, m\u00e9ditation sont trois fa\u00e7ons de se relier \u00e0 ce qui est plus grand que soi et qui renforce l\u2019humanit\u00e9, a indiqu\u00e9 Jonah Evans, pr\u00eatre de la Communaut\u00e9 des chr\u00e9tiens. Pas juste du copier\/coller de recettes, mais se montrer constamment cr\u00e9atifs, la spiritualit\u00e9 naissant d\u2019une vie int\u00e9rieure riche qui m\u00e8ne \u00e0 l\u2019action dans le monde, dans un mouvement qui inclut l\u2019autre. Cet autre que je ne dois pas figer dans les sentiments que j\u2019\u00e9prouve \u00e0 son \u00e9gard, mais en raffinant ma qualit\u00e9 d\u2019attention \u00e0 lui.<\/p>\n<p>Pour mieux combattre le mal, renfor\u00e7ons le bien. De m\u00eame, indique Seija Zimmermann, tablons sur ce qui garde les gens en sant\u00e9, pas juste sur ce qui les rend malades. La prise en charge par chacun de sa vie int\u00e9rieure est en soi un facteur de sant\u00e9. Par ailleurs, l\u2019Organisation mondiale de la sant\u00e9 (r\u00e9gion Europe) a demand\u00e9 \u00e0 la m\u00e9decine anthroposophique ce qu\u2019elle avait \u00e0 dire concernant notamment l\u2019oncologie, l\u2019hypertension et les maladies infectieuses, la r\u00e9sistance aux antibiotiques ayant entrain\u00e9 le risque de mourir d\u2019infections b\u00e9nignes. Le Dr Kenneth McAlister, lui, a montr\u00e9 que la maladie, au-del\u00e0 du karma individuel, concerne aussi la communaut\u00e9.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Rapha\u00ebl<\/strong><\/p>\n<p>Qu\u2019est-ce que l\u2019humain et quelle est ma contribution \u00e0 l\u2019humanit\u00e9 ? Mon id\u00e9al inclut-il l\u2019autre ? Les trag\u00e9dies nous incitent \u00e0 nous r\u00e9veiller, pour \u00e9panouir de nouvelles qualit\u00e9s, pr\u00e9cise Seija Zimmermann. C\u2019est l\u2019\u00e9veil de Rapha\u00ebl. Par les temps qui courent, il semble plus facile de se relier \u00e0 Micha\u00ebl, Esprit du temps, que de trouver le chemin vers Rapha\u00ebl, Esprit de gu\u00e9rison, selon ce qu\u2019indiqua Rudolf Steiner \u00e0 Ernst Lehrs, l\u2019un des pionniers du mouvement Waldorf. Rencontrer Rapha\u00ebl exige en effet un degr\u00e9 de conscience qui se cultive notamment dans la relation saine de personne \u00e0 personne et dans l\u2019intervalle qui vit entre elles. Anthroposophia s\u2019incarne dans le champ terrestre par le vouloir des \u00eatres, qui donnent force et forme \u00e0 leurs initiatives.<\/p>\n<p>Dans le climat d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 ambiant, il s\u2019agit de cultiver le courage de Micha\u00ebl pour renforcer l\u2019\u00e2me de conscience, l\u2019engagement \u00e9tant le meilleur antidote \u00e0 la peur. Et l\u2019on a moins peur si l\u2019on se relie aux autres.<\/p>\n<p>La rencontre d\u2019Ottawa s\u2019est conclue par un vaste cercle. Se tenant au centre, l\u2019a\u00een\u00e9e Wendy Charbonneau a b\u00e9ni les participants, pour que chacun rentre sain et sauf \u00e0 la maison. Plusieurs n\u2019avaient-ils pas d\u2019ailleurs d\u00e9j\u00e0 confi\u00e9, lors de conversations, que d\u00e9couvrir l\u2019anthroposophie avait \u00e9t\u00e9 pour eux le v\u00e9ritable retour \u00e0 la maison ?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>*John Bach, Jean Balekian, Judith King, Hamo Hammond, Siobhan Hughes, Dorothy LeBaron, Claudette Leblanc, Robert McKay, Sylvie Richard, Arie van Ameringen et Douglas Wylie. De nombreux b\u00e9n\u00e9voles les secondaient.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Michel Dongois<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le congr\u00e8s \u00c0 la rencontre de notre humanit\u00e9 a r\u00e9uni \u00e0 la Cit\u00e9 coll\u00e9giale d\u2019Ottawa, du 7 au 14 ao\u00fbt dernier, pr\u00e8s de 240 personnes, venues surtout du Canada et des \u00c9tats-Unis. 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