{"id":5500,"date":"2019-10-28T17:00:35","date_gmt":"2019-10-28T21:00:35","guid":{"rendered":"https:\/\/anthroposophy.ca\/?p=5500"},"modified":"2019-10-28T17:03:46","modified_gmt":"2019-10-28T21:03:46","slug":"mot-du-secretaire-general-de-la-societe-dans-le-monde-le-pouvoir-transformateur-de-lanthroposophie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/anthroposophy.ca\/fr\/mot-du-secretaire-general-de-la-societe-dans-le-monde-le-pouvoir-transformateur-de-lanthroposophie\/","title":{"rendered":"MOT DU SECR\u00c9TAIRE G\u00c9N\u00c9RAL : De la Soci\u00e9t\u00e9 dans le monde &#8211; Le pouvoir transformateur de l\u2019anthroposophie"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: right;\"><a href=\"https:\/\/anthroposophy.ca\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/GoetheanumInt11a.jpg\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-5483\" src=\"https:\/\/anthroposophy.ca\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/GoetheanumInt11a.jpg\" alt=\"\" width=\"307\" height=\"409\" \/><\/a>Chers membres et amis de la Soci\u00e9t\u00e9 anthroposophique au Canada,<\/p>\n<p>La fra\u00eecheur vivifiante de l\u2019air et le parfum des feuilles mortes viennent nous annoncer que nous entrons encore une fois dans ce moment privil\u00e9gi\u00e9 du cours de l\u2019ann\u00e9e. Dirigeant notre regard sur le paysage, nous sommes \u00e9mus devant la luminosit\u00e9 des teintes dor\u00e9es et rouge feu des \u00e9rables qui couvrent le sol de leurs \u00e9toiles \u00e0 cinq branches. Nous entendons le cri des bernaches qui entament leur voyage migratoire. Nous imaginons les troupeaux de caribous sillonnant la toundra et les baleines qui se d\u00e9placent le long de nos c\u00f4tes en route vers le sud.<\/p>\n<p>Partout o\u00f9 nous tournons notre regard, nous voyons des mouvements d\u2019une grande complexit\u00e9, des gestes larges et imposants qui recouvrent la surface de notre terre. Nous pouvons imaginer le flux implacable des temp\u00eates hivernales qui viendront bient\u00f4t du nord. Et cette agitation se voit aussi dans l\u2019activit\u00e9 effr\u00e9n\u00e9e des \u00e9cureuils qui cherchent \u00e0 assurer leurs r\u00e9serves de provisions pour l\u2019hiver. Or, en contemplant tout cela, nous sommes frapp\u00e9s par la largesse, la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 de la nature. En effet, elle accorde ses richesses \u00e0 tous, partageant sans distinction ses pr\u00e9paratifs pour l\u2019arriv\u00e9e de la nouvelle saison.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Nous pouvons \u00e9galement diriger notre regard sur un monde parall\u00e8le, le monde que l\u2019humanit\u00e9 a appris \u00e0 imaginer. Nous cr\u00e9ons des lignes invisibles sous le manteau ininterrompu des feuilles mortes. Nous imaginons des fronti\u00e8res et des limites qui sont imperceptibles pour l\u2019\u00e9cureuil dans son activit\u00e9 effr\u00e9n\u00e9e, pour la bernache dans son vol, pour le troupeau de caribous dans son d\u00e9placement. Nous cultivons une mani\u00e8re de voir qui veut morceler la nature, qui veut d\u00e9couper l\u2019ensemble pour en faire des entit\u00e9s invisibles que nous ne pouvons ni voir ni toucher \u2013 mais que nous dotons d\u2019une profonde signification. Nous nous sentons rattach\u00e9s \u00e0 ces lignes invisibles; nous nous identifions en fonction d\u2019elles; nous nous sentons profond\u00e9ment li\u00e9s \u00e0 ces incisions abstraites pratiqu\u00e9es sur la surface de la Terre. Nous nous \u00e9tonnons devant le fait que ces divisions ne produisent aucun effet sur la nature, elle qui prodigue indiff\u00e9remment ses tr\u00e9sors sans tenir compte de ces fronti\u00e8res. Le blanc manteau d\u2019hiver s\u2019avance sans se soucier de nos d\u00e9marcations imagin\u00e9es.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L\u2019innocence de la nature nous touche profond\u00e9ment. La certitude avec laquelle elle s\u2019aligne sur les mouvements de l\u2019ann\u00e9e \u2013 suivant de pr\u00e8s le retrait du soleil, s\u2019orientant selon le cours du zodiaque. Son indiff\u00e9rence par rapport \u00e0 tout ce que nous tenons pour essentiel peut nous laisser d\u00e9sorient\u00e9s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Vers la fin de sa vie, \u00e0 Vienne, au cours de ce qui allait \u00eatre le dernier de ses congr\u00e8s pour marquer la f\u00eate de la Micha\u00eblie, Rudolf Steiner a parl\u00e9 aux amis pr\u00e9sents alors de ce remarquable processus qui a lieu \u00e0 l\u2019automne. Il a fait remarquer que depuis 400 ans, nous avions cultiv\u00e9 cette conception \u00ab\u00a0diss\u00e9quante\u00a0\u00bb du monde. Nous dirigeons notre regard discriminatoire vers notre milieu environnant et nous percevons des d\u00e9finitions, des d\u00e9marcations, au lieu de contempler la totalit\u00e9, l\u2019int\u00e9gralit\u00e9. Il a continu\u00e9 par d\u00e9crire comment, lorsque nous contemplons un lis, notre regard prend la nature en otage. Avec une exactitude \u00e9crasante, nous classifions le lis selon son genre et son esp\u00e8ce, mais, en ce faisant nous nous s\u00e9parons de l\u2019essence de son \u00eatre.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pour contrer cette vision du monde, nous pouvons nous sentir \u00e9mus par le mod\u00e8le que nous fournit Rudolf Steiner, une vision qui \u00e9veille en nous une perception du monde qui est enti\u00e8rement nouvelle. La vision anthroposophique transforme les limites pour en faire des seuils. L\u2019anthroposophie b\u00e2tit des ponts, ouvre la porte qui nous permet de prendre conscience des s\u00e9parations que nous cr\u00e9ons.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Lorsque pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale l\u2019Europe sombrait dans un terrible chaos de division et de s\u00e9paration, \u00e0 Dornach une intentionnalit\u00e9 alternative a \u00e9t\u00e9 cultiv\u00e9e. Des individus provenant de plusieurs des pays en guerre se sont r\u00e9unis pour rencontrer le monde avec des forces d\u2019une tout autre nature. Anim\u00e9s d\u2019une vision micha\u00e9lique de l\u2019\u00eatre humain, ils ont <strong><em>cr\u00e9\u00e9 <\/em><\/strong>pendant que le monde qui les entourait s\u2019\u00e9croulait. Au sein d\u2019un monde en train de se r\u00e9duire en cendres, ils ont <strong><em>b\u00e2ti<\/em><\/strong>, \u00e9rigeant le premier Goeth\u00e9anum. Il est d\u2019une profonde signification qu\u2019ils aient r\u00e9ussi \u00e0 incorporer dans le tissu de l\u2019Europe en d\u00e9sint\u00e9gration des forces consacr\u00e9es \u00e0 une cr\u00e9ation collective. Gr\u00e2ce \u00e0 leur puissante force de volont\u00e9, gr\u00e2ce \u00e0 leurs actes, ils ont \u0153uvr\u00e9 par-del\u00e0 des s\u00e9parations. Ils ont d\u00e9montr\u00e9 comment l\u2019anthroposophie a la force de cr\u00e9er des ponts.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Nous vivons \u00e0 nouveau \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 de puissantes forces sont \u00e0 l\u2019\u0153uvre pour essayer d\u2019envahir nos perceptions, \u00e9veillant ainsi en nous des sentiments de peur et d\u2019anxi\u00e9t\u00e9. Elles visent \u00e0 endurcir le processus qui consiste \u00e0 dresser des barri\u00e8res entre les \u00eatres humains, un processus qui finit par nous emprisonner en nous-m\u00eames.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Dans les conf\u00e9rences qu\u2019il a donn\u00e9es \u00e0 Vienne lors de la Micha\u00eblie, Rudolf Steiner nous a demand\u00e9 de d\u00e9passer les limites de notre actuelle vision du monde, d\u2019aller au-del\u00e0 de la tyrannie des fronti\u00e8res; il nous a enjoints \u00e0 entreprendre des processus qui transforment les barri\u00e8res pour les reconna\u00eetre comme \u00e9tant des seuils, nous amenant ainsi vers une v\u00e9ritable rencontre entre \u00eatres humains et simultan\u00e9ment vers une rencontre avec la nature elle-m\u00eame. \u00c0 mesure que nous cultiverons ces capacit\u00e9s, notre monde deviendra de plus en plus transparent. L\u2019essence m\u00eame de ce que nous portons \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de nous-m\u00eames deviendra partie int\u00e9grante de l\u2019environnement partag\u00e9 par toutes les \u00e2mes. C\u2019est ce que veut dire <em>vivre <\/em>l\u2019anthroposophie. Ce cadeau de l\u2019anthroposophie que nous portons en nous sert de pr\u00e9paration \u00e0 cette t\u00e2che orient\u00e9e vers l\u2019avenir. Des forces adverses veulent nous emp\u00eacher de jouir de ce cadeau.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Face \u00e0 l\u2019urgence dans laquelle nous nous trouvons \u00e0 l\u2019heure actuelle, pouvons-nous percevoir ce que le monde nous demande d\u2019accomplir?\u00a0 Ouvrir les portes de l\u2019\u00e2me, b\u00e2tir des ponts spirituels \u2013 c\u2019est cela <em>vivre<\/em> l\u2019anthroposophie. Et en pratiquant cette vie, nous transformons cet \u00e9l\u00e9ment essentiel qu\u2019ont en commun la g\u00e9ographie de l&rsquo;\u00e2me, celle de la nature, et celle de l\u2019humanit\u00e9 tout enti\u00e8re.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Je vous envoie mes salutations chaleureuses,<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/anthroposophy.ca\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Screenshot-2019-06-15-17.15.34.png\"><img decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-5285\" src=\"https:\/\/anthroposophy.ca\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Screenshot-2019-06-15-17.15.34-300x129.png\" alt=\"\" width=\"447\" height=\"192\" srcset=\"https:\/\/anthroposophy.ca\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Screenshot-2019-06-15-17.15.34-300x129.png 300w, https:\/\/anthroposophy.ca\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Screenshot-2019-06-15-17.15.34.png 427w\" sizes=\"(max-width: 447px) 100vw, 447px\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chers membres et amis de la Soci\u00e9t\u00e9 anthroposophique au Canada, La fra\u00eecheur vivifiante de l\u2019air et le parfum des feuilles mortes viennent nous annoncer que nous entrons encore une fois dans ce moment privil\u00e9gi\u00e9 du cours de l\u2019ann\u00e9e. 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