{"id":5709,"date":"2020-02-22T16:22:49","date_gmt":"2020-02-22T21:22:49","guid":{"rendered":"https:\/\/anthroposophy.ca\/?p=5709"},"modified":"2020-02-22T16:26:25","modified_gmt":"2020-02-22T21:26:25","slug":"5709","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/anthroposophy.ca\/fr\/5709\/","title":{"rendered":"MOT DU SECR\u00c9TAIRE G\u00c9N\u00c9RAL  La Soci\u00e9t\u00e9 dans le monde"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/anthroposophy.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/GoehteanumExt10-e1582402816171.jpg\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-5689\" src=\"https:\/\/anthroposophy.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/GoehteanumExt10-e1582402816171-225x300.jpg\" alt=\"\" width=\"225\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/anthroposophy.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/GoehteanumExt10-e1582402816171-225x300.jpg 225w, https:\/\/anthroposophy.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/GoehteanumExt10-e1582402816171.jpg 480w\" sizes=\"(max-width: 225px) 100vw, 225px\" \/><\/a><u>Nos blessures, notre gu\u00e9rison <\/u><\/p>\n<p>Chers membres et amis de la Soci\u00e9t\u00e9 anthroposophique au Canada,<\/p>\n<p>Il y a bien des ann\u00e9es, pendant ma formation en architecture au Coll\u00e8ge Emerson \u00e0 Sussex, en Angleterre, j\u2019ai eu la chance d\u2019entendre parler un des grands noms de la m\u00e9decine anthroposophique, venu des Pays-Bas comme conf\u00e9rencier invit\u00e9. Le th\u00e8me de sa conf\u00e9rence \u00e9tait \u00ab\u00a0les blessures et leur gu\u00e9rison\u00a0\u00bb. Un de ses \u00e9nonc\u00e9s, si simple \u00e0 premi\u00e8re vue, m\u2019a profond\u00e9ment touch\u00e9 et me sert de guide encore aujourd\u2019hui. Ce qu\u2019il a prononc\u00e9 de mani\u00e8re si succincte, une devise qui r\u00e9sumait sa longue carri\u00e8re dans le domaine de la m\u00e9decine anthroposophique\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La blessure, une fois gu\u00e9rie, devient organe de perception.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Nous connaissons tous le ph\u00e9nom\u00e8ne de la cicatrisation d\u2019une blessure physique. La chair cicatris\u00e9e poss\u00e8de une plus grande sensibilit\u00e9. Le m\u00e9decin-conf\u00e9rencier a donn\u00e9 cet exemple pour nous aider \u00e0 comprendre quelque chose de beaucoup plus profond\u00a0: la blessure de l\u2019\u00e2me. En effet, les blessures que nous subissons constituent le chemin d\u2019incarnation que nous avons choisi avant notre naissance, d\u00e9coulant d&rsquo;intentions g\u00e9n\u00e9r\u00e9es durant nos incarnations pr\u00e9c\u00e9dentes. C\u2019est peut-\u00eatre le plus grand cadeau que l\u2019anthroposophie nous ait donn\u00e9, cette r\u00e9v\u00e9lation bouleversante que ce qui vient vers nous dans notre vie surgit des profondeurs des myst\u00e8res du destin et constitue le visage du karma. Rudolf Steiner consid\u00e9rait que sa t\u00e2che fondamentale consistait \u00e0 communiquer \u00e0 l\u2019humanit\u00e9 de notre \u00e9poque la r\u00e9alit\u00e9 de l\u2019action du karma et le r\u00f4le central que joue l\u2019Arch\u00e9type de l\u2019Humanit\u00e9 dans ce processus.<\/p>\n<p>\u00c0 mesure que nous cheminons \u00e0 travers nos vies, rencontrant les situations et les conditions que nous avons pr\u00e9par\u00e9es d\u2019avance, nous nous trouvons face \u00e0 ce qu\u2019il nous faut pour pouvoir r\u00e9aliser ce qu\u2019il n\u2019est possible de r\u00e9aliser que dans l\u2019incarnation \u2013 la transformation des obstacles que nous avons accumul\u00e9s le long de ce remarquable voyage vers le v\u00e9ritablement humain. Si nous portons une attention toute particuli\u00e8re \u00e0 notre biographie, nous pouvons reconna\u00eetre que ce sont les moments o\u00f9 nous nous sommes sentis bless\u00e9s, profond\u00e9ment meurtris, qui ont ouvert des portes vers une plus grande connaissance de nous-m\u00eames.<\/p>\n<p>Mais, nous devons choisir de franchir ces portes.<\/p>\n<p>En r\u00e9fl\u00e9chissant \u00e0 ce processus exceptionnel, nous en arrivons aussi \u00e0 reconna\u00eetre qu\u2019en suivant ce \u00ab\u00a0chemin de vie\u00a0\u00bb, en qu\u00eate de notre v\u00e9ritable essence, nous d\u00e9veloppons de remarquables sensibilit\u00e9s qui deviennent r\u00e9ellement des organes de l\u2019\u00e2me. En devenir conscient, s\u2019\u00e9veiller \u00e0 ce ph\u00e9nom\u00e8ne, repr\u00e9sente quelque chose qui s\u2019av\u00e9rera critique pour notre \u00e9poque, alors que nous nous trouvons au d\u00e9but d\u2019une \u00e9tape enti\u00e8rement nouvelle dans l\u2019histoire de l\u2019humanit\u00e9.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e8re qui s\u2019est termin\u00e9e avec la fin du 20<sup>e<\/sup> si\u00e8cle a vu se concr\u00e9tiser l\u2019exp\u00e9rience de notre individualit\u00e9\u00a0: nous sommes chacun un individu distinct face aux autres individus. Nous nous sentons enferm\u00e9s \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de notre propre exp\u00e9rience d\u2019\u00eatre, confront\u00e9s \u00e0 un monde autour de nous qui est \u00e9tranger \u00e0 notre soi personnel; et ceci repr\u00e9sente effectivement une \u00e9tape essentielle dans l\u2019histoire de l\u2019humanit\u00e9. Cette exp\u00e9rience a inflig\u00e9 \u00e0 notre \u00e2me une blessure, un sentiment d\u2019ali\u00e9nation \u00e0 l\u2019\u00e9gard de nos semblables et du monde environnant; nous nous sentons isol\u00e9s \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de nos propres identit\u00e9s, dans cette \u00ab\u00a0illusion\u00a0\u00bb de soi.<\/p>\n<p>C\u2019est donc dans ce contexte universel que nous avons re\u00e7u ce cadeau extraordinaire nous permettant d\u2019entamer la gu\u00e9rison de notre blessure d\u2019isolement\u00a0: cette Soci\u00e9t\u00e9 de chercheurs en anthroposophie, dont l\u2019impulsion centrale vise \u00e0 cultiver la vie de l\u2019\u00e2me dans l\u2019individu et dans le monde. Cette Soci\u00e9t\u00e9 anthroposophique est un lieu qui permet que l\u2019on gu\u00e9risse la blessure inflig\u00e9e par l\u2019\u00e8re qui est maintenant derri\u00e8re nous.<\/p>\n<p>Nous pouvons nous \u00e9tonner devant l\u2019id\u00e9e que les initiatives de Rudolf Steiner ont amen\u00e9 \u00e0 la conscience ce qui commen\u00e7ait \u00e0 faire jour dans les \u00e2mes des \u00eatres humains. Nous pouvons nous \u00e9merveiller devant la naissance d\u2019un chemin de gu\u00e9rison psychoth\u00e9rapeutique qui convient sp\u00e9cifiquement aux besoins notre \u00e9poque. Ce chemin a v\u00e9cu ses premiers balbutiements alors m\u00eame que Rudolf Steiner d\u00e9crivait avec clart\u00e9 le drame de l\u2019\u00e2me humaine contemporaine. Nous sommes touch\u00e9s en observant comment ce v\u00e9cu d\u2019\u00e2me g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 avait besoin que l\u2019on trouve un nouveau langage pour d\u00e9crire ces nouvelles exp\u00e9riences naissantes. Cette recherche a fourni une autre mani\u00e8re de percevoir nos rapports avec nos semblables, une qualit\u00e9 que nous avons commenc\u00e9 \u00e0 nommer \u00ab\u00a0empathie\u00a0\u00bb. Il s\u2019agit de la prise de conscience collective d\u2019une profonde aspiration de l\u2019\u00e2me humaine, que Rudolf Steiner situe de mani\u00e8re remarquable dans le contexte de nos incarnations ant\u00e9rieures.<\/p>\n<p>Notre conseil a tenu sa r\u00e9union d\u2019hiver \u00e0 Calgary, en Alberta. L\u00e0, nous avons profit\u00e9 de l\u2019occasion pour travailler avec les membres locaux justement sur cette question\u00a0: explorer ce processus fondamentalement humain de confronter les blessures de nos \u00e2mes dans le contexte de notre vie commune dans l\u2019anthroposophie. Nous avons pass\u00e9 une journ\u00e9e ensemble \u00e0 travailler en petits groupes dans le but de cr\u00e9er des espaces d\u2019\u00e9coute profonde, sans juger, dirigeant une attention active vers l\u2019autre \u2013 \u00e9l\u00e9ments fondamentaux qui permettent de d\u00e9velopper cette nouvelle capacit\u00e9. On peut se demander si ceci aurait \u00e9t\u00e9 possible \u00e0 une \u00e9poque ant\u00e9rieure o\u00f9 la sympathie et l\u2019antipathie \u2013 les forces contraires qui habitent nos \u00e2mes \u2013 prenaient plus facilement le dessus. Ici encore, la conscience que Rudolf Steiner a \u00e9veill\u00e9e en nous nous est d\u2019un grand secours, th\u00e9rapeutique m\u00eame. Quelque chose surgit dans notre \u00e2me lorsque nous sommes confront\u00e9s \u00e0 un autre qui souffre d\u2019une blessure non gu\u00e9rie. D\u2019une part, on peut ressentir un besoin urgent d\u2019assumer nous-m\u00eames le processus de gu\u00e9rison, de l\u2019acc\u00e9l\u00e9rer, de gu\u00e9rir la blessure pour l\u2019autre. L\u00e0, la sympathie entre en ligne de compte dans notre rapport avec l\u2019autre, et avec cela nous effectuons une intrusion lucif\u00e9rienne dans la vie de son \u00e2me. Ou, d\u2019autre part, nous pouvons ressentir un besoin pressant de nous d\u00e9barrasser de la blessure \u2013 de la caut\u00e9riser; dans ce cas, nous pratiquons une invasion ahrimanienne dans la vie de l\u2019\u00e2me de l\u2019autre. Dans les deux cas, nous devons nous demander si en r\u00e9alit\u00e9 nous favorisons le processus de gu\u00e9rison ou si au contraire nous l\u2019entravons.<\/p>\n<p>Ou encore, nous pouvons nous demander, en cherchant \u00e0 nous rencontrer les uns les autres dans le contexte de cette Soci\u00e9t\u00e9 anthroposophique \u2013 dont l\u2019existence m\u00eame est con\u00e7ue pour cultiver la vie de l\u2019\u00e2me dans l\u2019individu et dans la communaut\u00e9 \u2013 si nous nous sommes engag\u00e9s vis-\u00e0-vis de l\u2019autre pour que nous d\u00e9couvrions ensemble un chemin m\u00e9dian entre ces deux polarit\u00e9s.<\/p>\n<p>Et quel serait ce chemin du milieu ? Comment pourrais-je reconna\u00eetre sa pr\u00e9sence en ma propre \u00e2me ? Comment pourrais-je le reconna\u00eetre dans mes rencontres avec mes semblables ? Voil\u00e0 les questions devant lesquelles nous nous trouvons comme membres du conseil \u2013 des questions significatives qui ont le pouvoir de nous fa\u00e7onner et de nous guider.<\/p>\n<p>\u00c0 mesure que nos journ\u00e9es pass\u00e9es ensemble tiraient \u00e0 leur fin, nous avons partag\u00e9 un\u00a0 sentiment de profonde reconnaissance; nous avions \u0153uvr\u00e9 ensemble dans un esprit de r\u00e9ceptivit\u00e9, portant une attention toute particuli\u00e8re \u00e0 la vie d\u2019\u00e2me des autres. En route pour l\u2019a\u00e9roport, chacun de nous pouvait ressentir en son for int\u00e9rieur une intense chaleur \u00e0 l\u2019\u00e9gard de nos coll\u00e8gues chercheurs en anthroposophie \u2013 une profonde aspiration vers la gu\u00e9rison.<\/p>\n<p>Dans nos grands centres, les membres ont l\u2019occasion de trouver des individus avec lesquels ils peuvent assumer cette t\u00e2che d\u00e9licate de travailler \u00e0 devenir v\u00e9ritablement humain. Mais, faire face \u00e0 ces d\u00e9fis de taille n\u2019est peut-\u00eatre pas aussi \u00e9vident dans beaucoup de nos petits centres \u00e0 travers le pays. L\u00e0 o\u00f9 les cercles de membres sont plus r\u00e9duits, plus isol\u00e9s, il devient plus difficile de d\u00e9couvrir comment porter avec nos semblables cette douleur fondamentale de la condition humaine contemporaine.<\/p>\n<p>Et pourtant, m\u00eame ceux qui sont assez privil\u00e9gi\u00e9s pour faire partie de centres anthroposophiques actifs et dynamiques peuvent se trouver \u00ab\u00a0enneig\u00e9s\u00a0\u00bb, comme isol\u00e9s en eux-m\u00eames par une temp\u00eate de neige. Nous devons donc cultiver ensemble la conscience que, partout \u00e0 travers le pays, il y a des petits groupes isol\u00e9s de membres qui, dans ce cosmos d\u2019\u00e2me que nous partageons tous, travaillent de mani\u00e8re sinc\u00e8re et consciencieuse \u00e0 cultiver cette merveille de la gu\u00e9rison humaine.<\/p>\n<p>Portez-les en vos \u00e2mes, ces membres, avec chaleur.<\/p>\n<p>Mes salutations chaleureuses,<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/anthroposophy.ca\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Screenshot-2019-06-15-17.15.34.png\"><img decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-5285\" src=\"https:\/\/anthroposophy.ca\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Screenshot-2019-06-15-17.15.34-300x129.png\" alt=\"\" width=\"428\" height=\"184\" srcset=\"https:\/\/anthroposophy.ca\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Screenshot-2019-06-15-17.15.34-300x129.png 300w, https:\/\/anthroposophy.ca\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Screenshot-2019-06-15-17.15.34.png 427w\" sizes=\"(max-width: 428px) 100vw, 428px\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nos blessures, notre gu\u00e9rison Chers membres et amis de la Soci\u00e9t\u00e9 anthroposophique au Canada, Il y a bien des ann\u00e9es, pendant ma formation en architecture au Coll\u00e8ge Emerson \u00e0 Sussex, en Angleterre, j\u2019ai eu la chance d\u2019entendre parler un des grands noms de la m\u00e9decine&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":9800,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"inline_featured_image":false,"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-5709","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-nouvelles-publique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/anthroposophy.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5709","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/anthroposophy.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/anthroposophy.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/anthroposophy.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/anthroposophy.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5709"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/anthroposophy.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5709\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5711,"href":"https:\/\/anthroposophy.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5709\/revisions\/5711"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/anthroposophy.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9800"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/anthroposophy.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5709"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/anthroposophy.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5709"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/anthroposophy.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5709"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}