Nouvelles de la Société mondiale

Nouvelles de la Société mondiale

Chers membres et amis de la Société anthroposophique au Canada.

Chaque automne, une série de rencontres intensives a lieu dans le but de faire le retour sur les événements du printemps et de l’été et pour préparer l’année qui vient. L’une de ces rencontres est celle du Collégium de l’École de Science de l’esprit en Amérique du Nord, et l’autre, celle des lecteurs de Classe canadiens avec le Conseil de la Société anthroposophique au Canada. La formule de cette dernière a été modifiée pour rencontre de cette année.

Le Collégium s’est réuni pendant quatre jours à la mi-octobre dans les locaux de la Fellowship Community à Spring Valley, situé à une heure de route au nord de la ville de New York. L’impulsion qui a vu la création du Collégium en Amérique du Nord s’est manifestée en même temps que l’inauguration du travail des différentes Sections en Amérique du Nord. Ceci venait complémenter l’évolution du travail des Sections au Goethéanum. Et en effet, depuis bien des années, l’activité des différentes Sections et celle des nombreuses institutions et initiatives qu’elles ont engendrées, n’a fait que s’épanouir. Au cœur même de toute cette activité se trouve une intention fondamentale, celle d’effectuer une transformation de notre culture actuelle. Et au centre de cette activité en expansion se trouve le travail du Collégium. Lors de nos rencontres de cette année, nous avons poursuivi le travail commencé l’année dernière : un retour sur les réalisations de chacune des Sections en Amérique du Nord et sur comment elles peuvent continuer de s’épanouir dans les années à venir.

Parmi les sujets que le Collégium considère comme étant essentiels, il y a la vie et la santé des Sociétés anthroposophiques aux États-Unis et au Canada, et éventuellement celle du Mexique; ceci, nous le faisons en étudiant la situation des groupes et branches de ces Sociétés. De ce point de vue, l’évolution des Sociétés anthroposophiques diffère beaucoup de celle des institutions et initiatives. L’adhésion aux deux Sociétés (en ce qui concerne le nombre de membres) n’a pas augmenté comme l’a fait celle des institutions. On constate un net vieillissement démographique parmi les membres actifs dans les deux Sociétés.

Le Collégium consacre donc depuis plusieurs années beaucoup de temps à étudier ces tendances. Ce qui s’est révélé au cours de ce travail, c’est le sentiment qu’il est nécessaire de fortifier et d’intensifier l’expérience vivante et essentielle de l’anthroposophie que nous partageons tous. Pour ceux qui travaillent au sein des Sections et des initiatives, tout le travail qui s’y fait dépend de l’impulsion de cette vie dynamique de l’anthroposophie. C’est ce courant, qui existe dans un état de perpétuel renouvellement, qui infuse vie et efficacité au travail de toutes nos initiatives.

De même, c’est lorsque nous faisons l’expérience de cette présence immédiate de l’anthroposophie au sein de nos groupes et nos branches que nous pouvons ressentir que nous mettons le doigt sur ce qui nous a attirés vers cette impulsion de transformer et de renouveler notre culture à partir d’inspirations venues de l’esprit.

Chacun de nous a été amené à sa rencontre avec l’anthroposophie d’une manière tout à fait unique et individuelle. L’anthroposophie est le terrain commun sur lequel nous nous tenons; que ce soit le fait que nous travaillions activement à appliquer l’anthroposophie dans le monde ou que nous cherchions à la faire vivre dans l’intimité de notre âme, c’est le sentiment de rentrer dans ce courant vivant qui donne un sens à notre existence – une expérience qui est unique pour chacun de nous. Et pourtant, malgré cette diversité d’expériences, ce que nous possédons en commun, c’est notre aspiration à nous relier à ce courant vital de l’anthroposophie.

Et, en effet, on trouve dans la structure remarquable de nos Sociétés anthroposophiques, qui elles, renferment l’École de Science de l’esprit et ses Sections (qui se manifestent dans leurs institutions), un organe unificateur identifié par Rudolf Steiner comme étant la Section d’anthroposophie générale.

Le Collégium et le cercle des lecteurs de Classe ont donc tourné leur regard cet automne vers cet organe central; en effet, cette région, ce domaine que nous possédons tous en commun, a besoin de notre attention particulière. C’est en discernant ce qui nous a amenés dans nos biographies à nous relier à ce mouvement anthroposophique que nous nous éveillons collectivement à la réalité de cette sphère qui nous unit. Et en ce faisant, nous découvrirons la possibilité d’identifier et d’intensifier les forces vivantes qui nous unissent dans cet effort commun – celui de faire que la dignité et le sens même de ce qui veut dire « être humain » brillent de plus en plus vigoureusement dans cette époque difficile que nous vivons actuellement.

Bert Chase

Secrétaire général, Canada