L’art du motif identificateur chez Rudolf Steiner À la recherche d’un nouveau motif pour la Société anthroposophique au Canada

L’art du motif identificateur chez Rudolf Steiner À la recherche d’un nouveau motif pour la Société anthroposophique au Canada

Rudolf Steiner a développé assez tôt dans sa vie publique une pratique qui consistait à créer des motifs visuels particuliers; ceux-ci avaient pour but d’identifier les activités anthroposophiques. Ces motifs sont rapidement devenus des indicateurs visuels destinés à communiquer de manière artistique quelque chose de l’essence du caractère anthroposophique de l’activité qui allait avoir lieu. Dans l’intention de Rudolf Steiner, ces formes singulières devaient servir de signature pour représenter ce qui évoluait à partir de son travail. Ces formes sont rapidement devenues parties intégrantes des manifestations et initiatives anthroposophiques. Ces motifs particuliers établissaient d’office le fait que l’événement en question était inspiré et était lié aux impulsions de Rudolf Steiner.(émanait à partir de, et en rapport avec, l’anthroposophie.)

Au cours des années, cette nouvelle forme d’art a largement évolué et est devenue partie intégrante des initiatives anthroposophiques partout dans le monde. Par conséquent, la recherche du motif approprié, accompagnée souvent de la recherche d’un lettrage qui se marie à la forme créée, est devenue un élément essentiel de toute initiative anthroposophique. Une des étapes les plus importantes d’une présence publique pour une initiative est donc la recherche d’un motif qui capte dans un signe visuel le caractère essentiel de l’activité.

C’est par conséquent en vertu de cette pratique établie depuis bien des années que le Conseil de la Société anthroposophique au Canada a entamé des recherches en vue de trouver un nouveau motif distinctif pour identifier le travail anthroposophique au Canada.

Historique

Au cours de la dernière décennie, les règlements gouvernant les organismes de bienfaisance ont été modifiés de manière significative. Ceci a obligé ces organismes à revoir leurs structures et à modifier leurs objectifs en fonction de ces nouvelles conditions. Ces mesures ont affecté toute une gamme d’organismes à but non lucratif au pays, dont la Société anthroposophique au Canada.

Pour répondre à ces nouvelles exigences, le Conseil de la Société a entrepris, avec l’aide de conseillers professionnels, une révision en profondeur de la structure et du but de la Société. Cet effort a fini par donner la révision de notre règlement administratif, qui a été adopté en 2014, et l’octroi d’un Certificat de prorogation en conformité avec la nouvelle Loi canadienne sur les organisations à but non lucratif. Parallèlement à ce processus, le Conseil a travaillé de façon soutenue avec les groupes de membres à travers le pays pour reformuler « l’objectif » de la Société. Cet énoncé a pour but de cerner en peu de mots l’impulsion fondamentale qui porte notre Société. Ce processus en vue de formuler un nouvel énoncé de mission s’est échelonné sur une période allant de 2013 à 2015 et a obtenu la collaboration de membres de partout au pays.

Le but de la Société

Ce processus a eu comme résultat la rédaction d’une version reformulée du but de la Société qui a été présentée aux membres lors de l’AGA de 2016, et elle est actuellement à l’étude par des agents gouvernementaux. Nous vous la présentons ici et vous reproduisons également, en guise de comparaison, la version de l’objectif tel que formulé en 1953 lors de la fondation de la Société anthroposophique au Canada. Cette formulation originelle a été reconfirmée en 1988 lorsque la Société a obtenu son statut d’organisme de bienfaisance.

Énoncé du but de la Société – 1953 et 1988 :

Promouvoir et favoriser la science de l’anthroposophie et la diffusion de ses principes selon les enseignements de Rudolf Steiner, et par là, promouvoir et favoriser le développement de la fraternité humaine et la vie morale, culturelle et artistique de l’humanité.

Énoncé du but de la Société anthroposophique au Canada – 2016

Promouvoir et favoriser la vie de l’âme et une véritable compréhension spirituelle du monde, à la fois chez l’individu et dans la culture humaine, à partir du chemin de connaissance préconisé par Rudolf Steiner; nous nous donnons comme mission d’apporter une contribution à la vie artistique, scientifique et culturelle de notre monde, dans le présent et pour l’avenir.

Il n’y a pas eu de modification fondamentale quant aux activités de la Société. En 2016, nous avons moins mis d’accent sur la diffusion de l’œuvre de Rudolf Steiner pour porter nos efforts davantage sur comment la connaissance de l’impulsion de Rudolf Steiner peut nourrir la vie de l’âme et amener un éveil à la dimension spirituelle de la vie.

Les congrès, ateliers et conférences anthroposophiques comportent à la fois des aspects de connaissance et des volets artistiques. Les activités de la Société mettent l’accent sur les relations humaines, sur les rencontres entre êtres humains. Beaucoup d’entre nous qui avons participé au congrès d’Ottawa ont en effet vécu cette « rencontre de notre humanité » et découvert une façon de travailler en commun qui est devenue une véritable expérience de création en groupe. En effet, on constate qu’au Canada on voit émerger une impulsion vers l’initiative individuelle, de l’enthousiasme pour la recherche, et le 7e art, l’Art social de la co-création.

Avec l’adoption de cette nouvelle formulation, le Conseil est à la recherche d’un processus destiné à trouver un nouveau motif identificateur qui puisse apporter un cachet artistique à ce renouveau. Tout comme cela a été fait pour le but de la Société, le Conseil sollicite la collaboration d’artistes qui travaillent à partir de l’impulsion de l’anthroposophie pour participer à cette recherche. Le Conseil a donc invité les membres de la Section des Arts plastiques à nous aider à orienter cette démarche.

Quelle est notre quête?

Comment capter ce nouveau geste du travail en commun qui vit au Canada? Comment créer un nouveau motif qui reflète ce nouveau but reformulé, qui reflète l’époque dans laquelle nous vivons et qui soit apte à nous conduire vers l’avenir de la Société anthroposophique au Canada? Nous vivons un moment fort, un moment enthousiasmant. Voulez-vous bien vous joindre à nous dans cette démarche?

Il est prévu que le motif doit être accompagné d’une fonte typographique qui complémente le motif et qui donne le nom officiel de la Société dans les deux langues :

Anthroposophical Society in Canada / Société Anthroposophique au Canada

L’objectif visé est de créer un motif et un lettrage qui permettent d’identifier toutes nos communications et publications comme étant celles de la Société anthroposophique au Canada. Et il va sans dire que cela s’appliquera également à notre présence en ligne.

Cette recherche s’inscrit également dans notre préparation du 100e anniversaire de la fondation de la Société anthroposophique universelle lors du Congrès de Noël de 1923/1924. Nous espérons que le nouveau motif et lettrage nous donneront ici au Canada de la force pour la préparation de la commémoration de cet événement marquant.

L’historique du motif adopté en 1988

C’était en 1953 qu’un petit groupe de membres a entrepris des démarches pour se différencier de la Société anthroposophique aux États-Unis en fondant une nouvelle Société au Canada. À l’époque, la majorité de ces membres habitait la région de Toronto, et la structure de la nouvelle Société a été élaborée autour de ce centre. En effet, le conseil exécutif de la Société vivait dans cette région et est devenu l’organe de communication avec les membres et avec le Goethéanum, une situation qui a duré pendant plusieurs décennies.

Mais à mesure que l’anthroposophie s’est répandue à travers le pays, ce centre géocentrique de la Société est devenu de moins en moins représentatif de l’ensemble des membres. Des groupes importants se sont constitués à Vancouver et à Montréal, et des groupes moins nombreux dans plusieurs autres régions du pays, aussi bien à l’est qu’à l’ouest du continent. Dans les années 1970, les tensions entre les membres répartis ailleurs qu’en la région de Toronto et le centre administratif géocentrique ont atteint un point critique.

Le vote par procuration lors des AGA est devenu la seule option disponible aux membres désireux de participer activement à la gestion de la Société. En 1977, 22 ans après la fondation de la Société, un représentant de l’ouest du pays s’est présenté à l’AGA ayant en main suffisamment de votes par procuration pour pouvoir déterminer le déroulement de l’assemblée et les décisions prises. Le représentant en question, Stephen Roboz, était lui-même un des fondateurs de la Société au Canada. Lorsqu’il était présent à Toronto, il a vécu une expérience désagréable, un pressentiment inquiétant par rapport à l’essence intime d’un des membres du comité exécutif qui paraissait vouloir bloquer tout effort de changement.

Stephen Roboz a pris une décision : l’expérience de l’essence humaine de l’autre devait l’emporter sur le seul besoin d’établir une nouvelle structure organisationnelle. Cette expérience personnelle et la décision qui en a découlé ont ouvert une brèche permettant une lente transformation de la structure de la Société, processus qui s’est échelonné sur une dizaine d’années. Petit à petit, le Conseil a commencé à être composé de membres venant de partout au pays. Une nouvelle direction a vu le jour – le Conseil s’est mis à rencontrer des membres partout au pays, à la recherche de formes aptes à reconnaître la diversité des membres et la variété de leurs initiatives.

On voyait apparaître simultanément deux processus transformateurs significatifs. Le plus significatif a vu le jour suivant le référendum québécois sur la souveraineté et l’intensification des tensions politiques qui en ont découlé. Parallèlement, la Société anthroposophique aux États-Unis a vécu une révision de sa propre configuration organisationnelle et a fini par décider d’établir une structure régionale.

Ces deux processus ont eu un impact important sur notre recherche d’une forme qui pouvait convenir à notre situation au Canada. Suivant le premier référendum au Québec, le Conseil de la Société au Canada a résolu qu’il était essentiel que toute nouvelle forme que pouvait prendre l’organisation de notre Société devait absolument intégrer et appuyer nos membres francophones. Cette décision contrastait nettement avec le processus de régionalisation qui s’opérait aux États-Unis, et a préparé le terrain pour ce qui a été adopté officiellement en 1988. En effet, la structure fondamentale de notre Société en serait une de mouvement et d’inclusion. Les piliers de cette nouvelle structure : le Conseil de la Société au Canada serait dorénavant composé de membres des différentes régions du pays et se déplacerait de centre en centre pour tenir ses réunions; les AGA seraient tenues dans différents centres à tour de rôle.

Derrière toutes ces dispositions, on pouvait discerner un effort conscient d’instaurer des formes qui tisseraient des liens entre les membres de façon « immédiate » grâce à cette volonté de se déplacer à travers le pays de région en région. Ce geste à la fois expansif et accueillant est devenu l’une des inspirations les plus importantes dans la recherche d’un motif graphique pour cette « nouvelle » Société.

L’autre élément dont nous avons pris conscience dans notre recherche d’un motif adéquat, c’est qu’il y avait parmi les membres deux manières différentes, et en apparence contradictoires, de travailler avec l’anthroposophie. D’une part, ceux qui mettaient l’accent sur la prolifération d’activités visant à diffuser et à rendre public le travail de l’anthroposophie : on peut appeler ces membres les « diffuseurs ». D’autre part, il y avait des membres qui ressentaient le besoin de complémenter ce volet en approfondissant et en intensifiant la vie même de l’anthroposophie : les « intensificateurs ». Une fois que l’on avait constaté que ces deux gestes vivaient au sein de la Société anthroposophique au Canada, il est devenu clair que les deux impulsions étaient fondamentales à la nature particulière de notre Société.

Cette prise de conscience a été le moteur qui a engendré le processus de création du motif identificateur qui a été adopté en 1988. En effet, il est devenu essentiel de se faire une représentation de notre Société comme étant une activité vivante embrassant toutes les régions de notre pays et qui reconnaissait la double nature des impulsions qui animaient ses membres.

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Les couleurs utilisées ont été choisies en fonction de ce geste expansif de la Société anthroposophique au Canada tout en reflétant celui de la Société anthroposophique universelle qui a son centre au Goethéanum. On a choisi un papier rose pâle et une encre d’un vert mousse délicat; ce choix de couleurs traduisait une intention d’établir un lien artistique avec les couleurs de la carte de membre de la Société anthroposophique universelle.

Un geste de soutien aux artistes-plasticiens

En même temps que les deux processus se déroulaient (la révision de la structure de la Société et la recherche d’une reformulation du but de la Société accompagnée de la conception d’un nouveau motif) le Conseil est devenu conscient de l’importance grandissante du rôle des arts pour notre travail en commun. Et pourtant, les membres qui travaillent dans le domaine des arts plastiques se sentent souvent isolés et ont de la difficulté à se relier à la communauté anthroposophique en général. La conscience de cette tension a été fondamentale à la décision prise par le Conseil de donner son soutien, lors du congrès nord-américain d’Ottawa de 2016, à la plus importante exposition d’arts plastiques avec jury jamais montée en Amérique du Nord.

Dans le but de favoriser la création de possibilités pour les artistes-plasticiens, le Conseil lance ici un projet axé sur la recherche d’un nouveau motif identificateur pour la Société.

Plan du projet

Fort de cette exposition historique, et en fonction du nouvel énoncé du but de la Société, le Conseil invite les artistes-plasticiens à participer activement à la création d’un nouveau motif identificateur pour la Société anthroposophique au Canada. Le présent article a fourni un tableau de ce qui a été fait par le passé et en relate l’historique pour permettre de comprendre ce qui nous a amenés jusqu’au moment présent. Ce projet sera orienté grâce à une collaboration des membres du Conseil de la Société avec des membres de la Section des Arts plastiques au Canada.

Voici les étapes du processus.

  1. Identification des participants

Si, ayant pris connaissance de cet historique, vous désirez participer à ce processus, nous vous prions de contacter Bert Chase ou Dorothy LeBaron (voir les coordonnés ci-dessous). Veuillez fournir vos coordonnés et indiquer votre intérêt à participer avant le 1er septembre 2017

  1. Lancement officiel de l’appel pour soumissions :

Une fois les participants identifiés, les modalités de l’appel pour des soumissions seront diffusées et un calendrier sera fourni.

  1. Sélection des finalistes :

La sélection préliminaire sera faite à l’aveugle par les juges

  1. Premier choix de finalistes :

Le comité de sélection choisira trois candidats-finalistes parmi les soumissions reçues.

  1. Publication des réalisations :

Dans le but fournir de l’appui aux artistes participants, la Société fera paraître dans Aperçus et sur notre site web les projets de motif soumis par les finalistes. Il est donc notre intention de partager avec les membres les modèles proposés et de donner aux créateurs l’occasion d’exposer leurs idées sur leurs réalisations.

  1. Sélection finale :

Au terme de ce processus, un choix final sera annoncé et deviendra le motif officiel de la Société anthroposophique au Canada.

  1. Annonce officielle :

Une cérémonie de reconnaissance officielle de l’artiste et du motif sera organisée, et une reconnaissance officielle affichée sur le site web de la Société.

Le conseil de la Société anthroposophique au Canada, ainsi que l’équipe de la Section des

Arts plastiques, envisagent avec enthousiasme l’occasion de travailler avec les artistes-plasticiens vers la réalisation de ce projet. Nous vous prions de contacter Bert Chase ou Dorothy LeBaron.

 

Bert Chase                                                      Dorothy LeBaron

865 Roche Point Drive                                   5 Victor Ave.

North Vancouver, BC                                     Toronto, ON

V7H 2W6                                                        M4K 1A7

 

Téléphone : 604-988-6458                             Téléphone: 416-465-2830

<hsca.inc@gmail.com>                                   <lebaron@nauticalmind.com>

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