Marjorie Thatcher, North Vancouver, Colombie Britannique

Marjorie Thatcher, North Vancouver, Colombie Britannique

L’histoire de Marjorie est l’histoire de personnes – de constellations de luminaires anthroposophiques, de communautés de collègues dévoués, d’amis pour la vie. Au centre de cette complexe toile de relations est sa famille: une famille forte, toujours bienveillante, et chaleureuse. Au cœur de ce tissage merveilleux de vies, Marjorie place son jeune frère, Roderick. Né avec la trisomie 21 quand Marjorie avait sept ans, Roderick était au centre d’une transformation de vie fondamentale pour tous ceux impliqués.

 

La mère et la tante de Marjorie, toutes deux musiciennes, étaient des soeurs intimement connectées. A l’autre bout du globe, une sœur donnait naissance en Nouvelle Zélande pendant que l’autre sœur étudiait la musique à Londres. La tante de Marjorie avait découvert l’anthroposophie à Londres, et en ayant entendu la naissance de Roderick, elle décida de s’installer à Dornach. Ici, pendant sept ans, elle se prépara pour prendre une initiative importante: fonder ce qui allait devenir la première institution anthroposophique en Nouvelle-Zélande. En repensant à ces années, Marjorie se souvient vivement de la chaleur et de l’amour qui entouraient son frère, plutôt que de l’anxiété et du regret qui souvent viennent avec une telle naissance.

 

A dix-huit ans, plusieurs événements critiques ont ouvert des portes pour le futur de Marjorie: la mort subite et innatendue de son père, le début de sa formation en tant qu’infirmière et sage-femme, le déménagement de sa mère et de son frère à Hohepa, et l’initiative de sa tante de fonder une communauté anthroposophique pour aider ceux avec des besoins spéciaux. C’est dans cette communauté que Marjorie visitait au cours de ses études, qu’elle rencontra et forma des relations avec plusieurs invités anthroposophes qui venaient rejoindre la communauté ou y donner leur support. Immergée de façon intermittente dans cette communauté, Marjorie fut souvent surprise de ce qui semblait venir de l’anthroposophie. Des questions de longues dates trouvèrent des réponses, des réponses ouvertes et non pas basées sur des dogmes. Cette ouverture d’esprit était très importante pour elle. En considérant son éveil à l’anthroposophie, l’image dont elle se souvient est celle d’une copie de “Occult Science an Outline” de Rudolf Steiner dans ses mains, et d’être invitée à se joindre aux classes hebdomadaires d’eurythmie pour les docteurs et d’infirmières de la communauté anthroposophique.

 

 

Parce qu’elle voulait compléter sa formation de sage femme en Écosse, elle décida avec deux bonnes amies infirmières, de visiter le Canada sur le chemin. Elles ont choisi Kamloops, en Colombie Britannique. Ici, Marjorie rencontra son futur mari, Philip. Leurs deux jeunes enfants les menèrent dans la prochaine partie de leurs vies, un déménagement pour le Nord de Vancouver pour l’école Waldorf, et le début pour Marjorie de son travail important avec les jeunes enfants. C’est à cette époque que l’anthroposophie devint vraiment importante pour elle. Au contact des jeunes enfants, Marjorie  était pleine d’initiatives. Après avoir complété sa formation d’enseignement à la petite enfance au Collège Emerson en Angleterre, elle fut au cœur du développement de l’éducation de la petite enfance en Amérique du Nord, un travail qu’elle accomplit pendant des décennies. Elle associe la décision de joindre la Société Anthroposophique en 1973, quand elle avait 35 ans, à la passion que ces enfants lui inspiraient. Et c’est le sens de responsabilité pour tout ce que ce travail signifie dans notre monde qui l’a motivée à rejoindre l’École des Sciences Spirituelles (School of Spiritual Science) en 1983.