Que se passe-t-il lors d’une rencontre des lecteurs de Classe du Canada?

Que se passe-t-il lors d’une rencontre des lecteurs de Classe du Canada?

Que se passe-t-il lors d’une rencontre des lecteurs de Classe du Canada? La question peut paraître farfelue, mais vaut peut-être la peine d’être explorée. La réponse rapide serait : beaucoup de choses!

Dix-sept lecteurs de Classe se sont réunis durant trois jours, du 19 au 21 octobre 2018. Leur but principal : « Comment portons-nous la tâche de servir la Section d’anthroposophie générale? » Cette question découle d’une nouvelle attente exprimée par la direction de l’École de Science de l’esprit du Goethéanum. Jusqu’ici, la tâche principale de l’individu nommé comme lecteur de Classe était de tenir les leçons de la Première Classe dans une région géographique déterminée.

Comme lecture préparatoire, on nous avait indiqué deux ouvrages : « La Flamme des Possibles », recueil d’articles de Philip Thatcher, et « A Way of Serving », livret de Penelope Baring et Rüdiger Janisch. Nous avons échangé quelques idées sur la version anglaise du nom de la Section d’anthroposophie générale, dont une meilleure version serait peut-être « Section del’universel humain ». Ceci pourrait donner une idée plus claire de ce que recherchent les âmes qui se réunissent dans l’esprit de la Section d’anthroposophie générale. Nous avons donc fait un premier pas timide vers le développement d’une conscience plus claire de comment travailler, et une idée plus nette de ce que cette nouvelle tâche pourrait comporter.

Durant les trois jours de nos rencontres, deux événements ont été tenus dans l’esprit de la Section d’anthroposophie générale. Le vendredi soir, des membres de la Classe de la région et de l’extérieur se sont joints aux lecteurs de Classe pour entendre la tenue du contenu mantrique des leçons 12 et 13, donnée avec grâce, perspicacité et clarté par le Dr Werner Fabian. La salle de réunion située au sous-sol de Hesperus était comble, et il y régnait une ambiance palpable de dévotion.

Le dimanche matin, ce cercle étendu, avec quelques changements parmi les participants, s’est réuni dans la salle d’eurythmie de la Toronto Waldorf School pour vivre des exercices réunissant eurythmie et écriture créative animés par Sylvie Richard et Brenda Hammond. Nous nous sommes promenés à partir d’un climat de dévotion (bleu), pour entrer ensuite dans un climat d’activité (rouge), pour finalement nous retrouver dans la magie du magenta. Quelques âmes téméraires ont accepté de partager leurs créations littéraires, quelques paroles magnifiques, et aussi quelques phrases humoristiques.

Nous remercions vivement l’école de nous avoir accordé la permission d’utiliser leurs locaux.

Nous avons entamé et terminé notre réunion des lecteurs de Classe en créant dans l’espace de rencontre deux moments de conversation contemplative. Nous avons fait de l’eurythmie, chanté, participé à un exercice où nous avons frappé des mains et tapé du pied, et nous avons entendu des questions concernant la tenue de la Première Classe par des lecteurs individuels des différentes régions de notre vaste pays; nous avons également étudié ce qui se passe au sein de l’École de Science de l’esprit ailleurs dans le monde.

Tout cela, c’est ce qui s’est déroulé extérieurement. Mais ce qui s’est passé à l’intérieur de nos âmes et en relation avec le monde spirituel est bien plus subtil et ne peut être que pressenti. Nous avons terminé chaque volet de notre rencontre par une minute de silence, ce qui nous permettait d’accueillir une image de ce que nous venions de vivre et de porter cette image en nous-mêmes. On pourrait dire que ce geste créait des moments de « Présence d’esprit ».

Il nous arrive parfois de dire qu’il nous faut créer un corps de chaleur pour soutenir ce que nous entreprenons. Le temps que nous avons passé ensemble dans cette rencontre, en plus de son côté riche en contenu, a aidé à construire cette enveloppe de chaleur. Dans les mots de Rudolf Steiner prononcés lors de sa conférence du 4 juillet 1924 : « Tout ce qui n’est pas destin individuel, mais résultat de la pensée collective, du sentiment collectif, de l’action collective des hommes sur terre, c’est en relation avec ce que font dans les hauteurs les Séraphins, les Chérubins et les Trônes. Les actes des hommes qui relèvent des rapports existant entre eux s’incorporent aux actes de ces entités, de même que la vie terrestre de chaque individu. » (trad. EAR, )

Nous nous sommes mis d’accord pour nous réunir de nouveau en octobre de l’année prochaine.

Brenda Hammond and Bert Chase