Mot du Secrétaire général – October 2015

Mot du Secrétaire général – October 2015

Chers ami(e)s,
La saison estivale a été ponctuée de plusieurs événements dont j’aimerais vous faire part, car ils concernent la Société au Canada ainsi que la Société anthroposophique universelle.
Bodo von Plato
Nous avons eu le grand privilège ma femme et moi d’accompagner, du 24 juillet au 9 août dernier, Bodo à l’occasion de son séjour à Vancouver, Nelson, Calgary, Toronto et Montréal. Ce fut un périple qui nous a permis de rencontrer des membres et ami(e)s autour d’un même thème, c.-à-d. L’anthroposophie et son incidence sur la vie de tous les jours.  En bref, comment l’anthroposophie peut-elle répondre aux exigences de la vie de tous les jours? (Voir le résumé de la conférence fait par Elisabeth Carmack de Vancouver dans le prochain e-news).
L’atelier sur le travail intérieur a permis de creuser davantage ce questionnement contemporain par des échanges et des exercices. Bodo par ses qualités d’ouverture du cœur, a su à chaque occasion, créer un espace où chacun pouvait se sentir écouté.
Un aperçu du Canada
Il n’a pas été possible cette fois d’aller dans les provinces maritimes, mais le parcours a révélé les multiples aspects culturels de notre pays. Bodo a pu prendre connaissance de quelques secrets relatifs aux totems construits par les premières nations que l’on retrouve sur la côte ouest, et ce, grâce aux explications de Philip Thatcher.  Il s’est réjoui devant la beauté des Rocheuses et a été particulièrement étonné de constater qu’on voit retrouver des ours dans une ville comme Nelson.  Il a vu de près le développement fulgurant de la ville de Calgary, a fort apprécié l’apport important des peintres du groupe des sept au musée McMichael  et a rendu hommage à l’esprit pionnier d’une petite école Waldorf au nord de Montréal (cf. L’école Imagine).
Un grand merci à Bodo et à tous ceux qui ont aidé à organiser cet événement pancanadien. Je tiens à mentionner tout particulièrement John Bach et Monique Walsh (Vancouver),  Rudica et Trevor Janz ainsi que Ariel-Paul Saunders (Nelson), John et Margaret Glanzer (Calgary), Jeff Saunders, Mark McAlister et Grant Davis (Toronto) et Hélène Dubé et Jean Balekian ainsi que Renée Cossette (Montréal).
Rencontre à Spring Valley
Le Collegium de l’École de la Science de l’esprit et les lecteurs de Classe de l’Amérique du Nord se sont réunis le 20 août dernier afin d’échanger sur des questions spécifiques concernant la forme à donner à la tenue de la Classe.  Cette rencontre se faisait dans le cadre de la recherche spirituelle de la section d’anthroposophie générale. En petits groupes, nous avons échangé sur les tâches aujourd’hui dévolues à l’École des Sciences de l’esprit. Virginia Sease nous a partagé ses impressions sur « Les dimensions ésotériques de l’école de Michaël : défis et possibilités ».  Un autre élément abordé a été celui de la relation entre l’École et la Société et ce, en vue de resserrer les liens entre ces deux instances par des événements et de la recherche spirituelle. 
Vienne
Avant d’arriver au Goethéanum, ma femme et moi avons séjourné quelques jours à Vienne afin de prendre quelques jours de vacances, mais mieux encore de retrouver les lieux où Rudolf Steiner a vécu, travaillé et étudié.  Cette ville impériale a gardé toutes les facettes d’un passé glorieux, empreinte manifeste jusqu’au café viennois dégusté et servi avec art.  Dans ce contexte ancien et somptueux, il n’est pas difficile de s’imaginer Rudolf Steiner assis dans un de ces établissements en train d’écrire ou de converser avec un illustre contemporain.  Pour compléter le tableau, il faudrait  ajouter une épaisse fumée de tabac que notre modernité ne saurait plus supporter. 
Lors de notre promenade, nous nous sommes arrêtés à la gare, celle-là même où Steiner descendait au retour de ses voyages ou à l’occasion d’une visite chez ses parents ou encore lorsqu’il faisait le parcours avec Félix Koguzki, le ramasseur des simples.  Le bâtiment original n’existe plus, il a fait place à une gare moderne. En arrivant sur les lieux, nous avons été surpris d’y constater la présence d’une foule disparate. Nous nous sommes retrouvés au milieu de centaines de migrants fatigués, affamés. Certains étaient couchés sur des lits de camp. Des enfants pleuraient; heureusement des bénévoles y distribuaient de la nourriture, des couvertures, de petits jouets. Ce camp de fortune ressemblait un peu à un lieu laissé après une bataille, l’atmosphère régnante témoignait d’une situation humaine à son paroxysme. Souffrance et inquiétude étaient lisibles sur les visages. Ces personnes venaient de traverser une grande partie de la Hongrie à pied.  Une bénévole sur place a pu nous rendre compte de l’aide que le gouvernement autrichien apportait à ces migrants, en nolisant notamment des autobus pour aller à leur rencontre afin d’alléger le poids de leurs pas. L’histoire nous a, dans ces lieux rattrapés afin d’attirer notre attention sur les besoins présents.
Michaëlie 2016 : préparer le centième anniversaire du congrès de Noël. 
La rencontre qui s’est tenue du 9 au 11 septembre à Dornach était sous l’enseigne des trois énoncés-clés que l’on retrouve dans le texte de la Pierre de Fondation : Exerce la Souvenance de l’Esprit, exerce la présence de l’Esprit et exerce la voyance de l’Esprit.  Y étaient réunis des invités de différentes parties du globe. Le but était d’échanger et de préparer des éléments du programme du congrès de la Michaëlie 2016 devant souligner le centième anniversaire du congrès de Noel.
Quel est notre lien avec le congrès de Noel? Comment vivons-nous de nos jours l’anthroposophie? Quel est le rôle du Goethéanum? Comment envisager l’avenir de la Société universelle? Voilà quelques questions qui  ont été soulevées.
À l’occasion de cet événement,  le comité directeur élargi aimerait recevoir tant vos suggestions que vos questions.  On souhaite qu’un travail préparatoire auprès des membres au sein des différents groupes et branches à travers le pays se fasse d’ici là.
Le congrès de 2016 à Ottawa
Le programme des soirées artistiques commence à prendre forme. On prévoit la participation de l’ensemble d’eurythmie de Spring Valley.  Nous bénéficierons également de la présence de Dawn Nilo (on se souviendra d’elle à l’occasion du congrès au Yukon) qui apportera une touche humoristique et partagera sa créativité poétique.
Le groupe qui prépare ce congrès se réunira à Ottawa au cours de la fin de semaine de l’Action de grâce.  Jean Balekian et Dorothée LeBaron avec l’aide de Gary Burak sont à élaborer un site internet qui devrait voir le jour au cours du présent mois.  Vous pourrez donc prendre connaissance du contenu du congrès et vous pourrez dès lors vous y inscrire.
Avec mes meilleurs vœux Michaëliques, 
                                                   
Arie van Ameringen  
Secretaire général                       
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